Occasion : La Doctrine de l’Église et les réalités économiques au XIIIe siècle


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La Doctrine de l’Église et les réalités économiques au XIIIe siècle : l’intérêt, les prix et la monnaie, par Jean Ibanès, Presses universitaires de France, 1967, In-8 ̊ (24 cm), VIII-112 p.. Disponible à la librairie : 48 euros

Travaux et recherches de la Faculté de droit et des sciences économiques de Paris.

Jean Ibanès a mené ici une étude sur quelle a été, au XIIe siècle, l’attitude de l’Eglise en face des réalités économiques que son l’intérêt, les prix et la monnaie.

Par exemple, concernant la prohibition de l’usure, on peut se demander si les intéressés étaient au courant de cette prohibition, si celle-ci a été efficace. Le prêt a intérêt ayant subsisté en dépit de cette interdiction, comment expliquer cette résistance dans une société en principe soumise à la loi religieuse ? L’idée centrale de l’auteur est que les canonistes ont cherché bien moins à harmoniser leur doctrine avec la réalité qu’à influencer cette dernière. Pour lui, la doctrine de l’usure fut essentiellement une « force de contestation ».

Jean Ibanès n’a pas voulu en effet se contenter d’étudier la théorie, mais, il a cherché également à déterminer quelles furent les relations entre ces dernières et les réalités économiques. La pensée n’a pas pu faire abstraction des faits, qui ont infléchi plusieurs de ses aspects.

Pour cette étude l’auteur s’est appuyé sur deux grands ensembles : le droit canon et les œuvres des théologiens tels que les Commentaires sur les Sentences de Pierre Lombard, l’œuvre d’Aristote (Ethique et Politique) et celle de Saint Thomas.

Table des matières :

Première partie

La doctrine économique de l’Eglise au XIIIe siècle :

Les théories de l’usure, du juste prix et de la monnaie

Chapitre Ier – La conjoncture

Section I – La conjoncture économique

Section II – Le contexte spirituel et intellectuel

Chapitre II – La théorie de l’usure au XIIIe siècle

Section I – La tradition

B) Les décisions pontificales et conciliaires

Section II – La teneur de la théorie de l’usure au XIIIe siècle

A) Définition de l’usure

B) L’extension sous le rapport des personnes

C) La doctrine de l’usure fondée en raison

Section III – Le sens de l’argumentation

A) Structure de l’argent et productivité du capital

B) La multiplicité des temps médiévaux et la vie économique

Section IV – Les titres intrinsèques à la perception d’un « intérêt »

A) Poena et mora

B) Damnum emergens et lucrum cessans : l’ « interesse »

Section V – Situation de la doctrine de l’usure

A) La doctrine de l’usure située dans l’histoire des théories de l’intérêt

B) La doctrine de l’usure dans son contexte historique

Chapitre III – La théorie du juste prix

Section I – L’hétérogénéité des thèses présentées au XIIIe siècle

A) Les thèses des romanistes et des canonistes

B) La thèse des canonistes et des théologiens

Section II – Théorie objective ou théorie subjective de la valeur ?

A) Le rapport des biens économiques t des besoins

B) Les éléments objectifs d la valeur

Section III – L’estimation du juste prix

Section IV – Propos d’étape

A) Situation de la théorie du juste prix

B) Les théories de l’usure et du juste prix

Chapitre IV – La théorie monétaire

Section I – Nature et fonction de la monnaie

A) Origine et fonction de la monnaie

B) La nature de la monnaie

Section II – La valeur de la monnaie

A) La détermination de la valeur de la monnaie

B) Des mutations monétaires

Section III – Conclusion

A) Situation de la théorie ecclésiastique de la monnaie

B) Les doctrines et les faits

Deuxième partie

L’influence de la doctrine de l’Eglise :

Les théories économiques et les faits

Chapitre V – Théorie et réalité monétaires

Section I – Les mutations monétaires et la doctrine de l’Eglise

A) Modalités et ampleur des mutations

B) Les raisons des mutations

1° L’ajustement des monnaies

2° L’insuffisance du numéraire

3° Le profit du souverain

Section II – La dialectique du pouvoir politique et du devoir religieux

A) Conflits de pouvoirs, conflits de devoirs

B) Les exigences spécifiques du pouvoir politique

Chapitre VI – La doctrine du juste prix et les pratiques économiques

Section I – La doctrine de l’Eglise et l’organisation de l’économie

A) L’organisation de la production

B) L’organisation des échanges

Section II – La réglementation et les pratiques économiques

A) Les manquements ordinaires

B) L’affirmation d’une logique économique autonome

Chapitre VII – L’influence de la doctrine ecclésiastique de l’usure

Section I – Les opérations licites et le développement économique

A) « Commendes » e sociétés

B) Les dépôts

C) Les opérations liées au change

D) Les rentes constituées

Section II – Les préalables de l’application de la doctrine

A) La connaissance de la doctrine

B) Les principes de la répression de l’usure

Section III – Le fait et les raisons d l’usure

A) Le fait du prêt à intérêt

B) Les fondements de l’usure

1° Les obstacles à la répression de l’usure

2° Le « conflit-concours » des pouvoirs économiques et politiques

3° La demande de crédit

C) Le « statut légal de l’usure permise »

Section IV- Les effets de la doctrine ecclésiastique

A) La répression exercée en justice

B) Incidences matérielles et sociales

Conclusion générale

Bibliographie



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