Hildegarde de Bingen, de Régime Pernoud

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Hildegarde de Bingen, de Régime Pernoud, Livre de poche, 1996, 188 pages, 5,50 euros

C’est à la redécouverte d’une des plus grandes figures de la culture européenne médiévale que nous convie l’historienne d’Aliénor d’Aquitaine et de La Femme au temps des cathédrales.

Religieuse allemande du xiie siècle, Hildegarde de Bingen composa soixante-dix-sept symphonies. Elle est l’auteur génial de livres de visions qui fascinèrent son époque et anticipent plusieurs découvertes des astrophysiciens modernes, et de traités de médecine douce qui font encore autorité parmi les spécialistes… Des milliers de fidèles vinrent écouter ses sermons dans les cathédrales de Mayence, de Trèves, de Cologne. L’empereur Frédéric Barberousse, des rois, des papes écoutèrent les conseils – ou les réprimandes – de cette femme inspirée, généreuse, en qui l’élévation spirituelle allait de pair avec la passion du savoir. L’érudition et la sensibilité de Régine Pernoud font ici merveille pour nous donner une passionnante biographie.

Table : Librairie Buridan – Le Fou d’Histoire, librairie spécialisée en histoire médiévale, livres d’histoire médiévale

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Hildegarde de Bingen : Le livre des subtilités des créatures divines

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Le livre des subtilités des créatures divines. « Physique » 1, Les plantes, les éléments, les pierres et les métaux, par Hildegarde de Bingen, J. Millon, 1996, 256 pages, 19 cm, 21 euros

La rubellite est chaude. Elle nait de n’importe quelle urine et particulièrement de celle du lynx. En effet, le lynx n’est pas un animal lascif, libidineux ou immonde, mais il a, en quelque sorte, un tempérament égal. Sa puissance est si grande qu’elle pénètre dans les pierres, et sa vue est si pénétrante qu’il est rare qu’elle soit obscurcie. Ce n’est pas toujours que son urine donne naissance à une rubellite, mais simplement quand le soleil est plein d’ardeur, que le vent est faible, doux et bien tempéré. En effet, cet animal trouve sa joie dans la chaleur et la pureté du soleil, ainsi que dans la douceur d’un vent léger. Lorsque, dans ces conditions, il veut uriner, il creuse la terre de son pied et répand son urine dans le trou : c’est alors que, sous l’effet de l’ardeur solaire, la rubellite se coagule et prend forme. Chapitre XIX, la Rubellite (Ligurius)

Dans le regard qu’Hildegarde porte sur les plantes, les rochers ou les métaux, il y a toujours le souci de découvrir en chaque élément vivant ce qu’il porte encore de sa vocation paradisiaque : chaque fleur, chaque racine, chaque fruit est un signe. Pour Hildegarde le monde est création continue. Dans le vaste champ des règnes animal, végétal ou minéral, s’amorcent bien des métamorphoses que l’homme en état de grâce est en mesure d’orchestrer. Car, il s’agit bien d’entendre la musique secrète de la vie. Nous sommes ici aux portes de cette quête alchimique qui lointainement peut transformer les âmes en soleils.

Bénédictine du XIIe siècle, Hildegarde de Bingen occupe par son lyrisme fasciné une place importante dans l’histoire de notre culture. Celle dont l’Eglise fit une sainte est l’une des sources, reconnue ou secrète, de quelques-unes des grandes aventures spirituelles de notre tradition.

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Les causes et les remèdes, par Hildegarde de Bingen

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Les causes et les remèdes, par Hildegarde de Bingen, J. Millon, 1997, 283 pages, 20 cm, 25 euros

Les yeux de l’homme ont été faits à la ressemblance du firmament. En effet, la pupille de l’œil offre une ressemblance avec le soleil ; la couleur noire ou grise qui est autour de la pupille offre une ressemblance avec la lune, et le blanc qui est à l’extérieur, avec les nuages. L’œil est fait de feu et d’eau. C’est le feu qui lui donne consistance et force pour exister ; l’eau lui donne la faculté de voir. Si le sang se trouve en excès sur l’œil de l’homme, il empêche cet œil de voir, car il assèche l’eau qui permet la vision ; et si le sang se trouve là en trop petite quantité, l’eau qui aurait dû donner à l’homme le pouvoir de voir n’a plus cette faculté, car ce qui devait apporter un soutien au sang, comme un pilier, lui fait alors défaut. C’est pourquoi, chez les vieillards, la vue s’obscurcit, car le feu les quitte et l’eau mêlée au sang diminue en eux. Les jeunes gens voient plus clairs que les vieillards, parce que leurs veines ont encore un mélange équilibré de sang et d’eau, car le feu et l’eau n’ont pas encore diminué en eux la chaleur et le froid de façon excessive.

Il n’y a pas de maladies, rappelle avec force Hildegarde, mais des hommes malades, et ces hommes sont intégrés dans un univers qui , de même qu’il participe à leur malheur, dot aussi prendre sa part dans la guérison ; ils doivent être soignés dans leur totalité, corps et âmes, et, même si la nature peut et doit venir à leur aide, c’est bien souvent dans leur propre sagesse, leur modération, leur maitrise d’eux-mêmes, qu’ils trouveront les forces qui soutiendront le processus de guérison.

Première édition française, traduite de la Patrologia latine, des œuvres médicales d’Hildegarde de Bingen. Les Causes et les remèdes sont d’une richesse étonnante pour le lecteur moderne. Les historiens des sciences y découvriront matière à exercer leur sagacité ; mais surtout on trouvera là, sinon des recettes de remèdes totalement utilisables, du moins une sorte de sagesse médicale que notre époque commence à apprécier.

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Les pays nordiques et la France au coeur de la culture du bas Moyen-âge.

Le colloque suivant aura lieu à l’Institut finlandais. 60, rue des écoles.75005 Paris.
Colloque franco-nordique d’études médiévales
mercredi 30 avril de 14 h à 18 h

Le Centre nordique d’étude médiévale (NCMS) organise en collaboration avec des médiévistes français un colloque consacré aux échanges culturels entre les pays nordiques et la France, du XIIe au XIVe siècle. La « Renaissance du XIIe siècle » a vu fleurir, à Paris et ailleurs dans le Nord de la France, denombreuses écoles cathédrales tournées vers l’enseignement des arts libéraux (artes liberales), du droit, de la médecine et de la théologie. Ces établissements novateurs ont rapidement attiré des élèves venus de tout l’Occident chrétien,avant de se transformer en universités réunissant des étudiants et un corps enseignant d’origine internationale. Même des régions appartenant depuis peu à la chrétienté occidentale, telles que les pays nordiques, ont envoyé dès le XIIe siècle des étudiants à Paris.

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