Les Heures d’Etienne Chevalier par Jean Fouquet

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Les Heures d’Etienne Chevalier par Jean Fouquet. Les quarante enluminures du Musée Condé, édition bilingue français-anglais, Somogy, 2005, 86 pages, 18 euros

Livre neuf, >> Commander par téléphone (01.46.33.74.95) ou par courriel (ecrire@buridan.fr)

Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897), fils du roi Louis-Philippe, a été l’un des plus grands bibliophiles de son temps. En 1830, il reçoit en héritage les biens du dernier prince de Bourbon-Condé. Il devient ainsi propriétaire du château de Chantilly et d’une collection de manuscrits dont l’origine remonte aux Montmorency. Exilé en Angleterre à partir de 1848, il se consacre à enrichir ses collections et réunit avec passion, durant la seconde moitié du XIXe siècle, un ensemble de livres imprimés et de manuscrits exceptionnels par leurs terres, leurs enluminures et leurs reliures. De retour en France après 1871, il reconstruit le château de Chantilly, y aménage ses galeries de peintures et son Cabinet des livres. En 1886, il lègue le domaine de Chantilly à l’Institut de France, qui ouvre le musée Condé au public après la mort du prince.



Christian Bec, Florence (1300-1600) : histoire et culture

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Florence 1300-1600 : histoire et culture, Christian Bec, Presses universitaires de Nancy, 1986, 241 pages, 22 cm

Livre d’occasion, très bon état, disponible à la librairie, 25 euros

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Quatrième de couverture :

« Topoi et métaphores », « pour une histoire sociale des écrivains », « mentalités », « crises » : réunis dans ces quatre parties, les essais qui forment ce volume éclairent d’une façon originale et méthodologiquement nouvelle (notamment par le recours au quantitatif) certains des aspects essentiels du « commerce culturel » à Florence (et en Italie) entre Moyen âge et Renaissance (et au-delà). On entend par « commerce culturel » l’échange qui s’établit entre producteurs (ici littéraires) et consommateurs (public) et ‘on tente d’en établir quelques caractéristiques : évolutions, conditionnements, interactions, etc.

Christian Bec, professeur à l’Université Paris-Sorbonne, directeur de l’Institut (UFR) d’italien et de roumain, directeur de la « Revue des études italiennes » est l’auteur, entre autres ouvrages, de Les marchands écrivains, affaires et humanismes à Florence (Mouton, 1967), Le siècle des Médicis (PUF, 1978), Cultura e sociéta a Firenze nell’eta della Rinascenza (Salerno, 1981), Les lectures des Florentins (Olschki, 1984), Machiavel (Balland, 1985). Il a dirigé le Précis de littérature italienne (PUF, 1982) et est responsable du secteur italien d’un futur Dictionnaire universel des littératures (PUF) ainsi que d’une collection bilingue de classiques italiens (Garnier).

Table des matières : Librairie Buridan – Le Fou d’Histoire, librairie spécialisée en livres d’histoire italienne

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Jeanne d’Arc, de Colette Beaune

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Jeanne d’Arc, de Colette Beaune, Perrin, 2004, 475 pages, 24 cm, 23.50 euros

De loin, le meilleur ouvrage que j’ai pu lire sur la Pucelle d’Orléans. Au-delà même du personnage, c’est le diagnostic d’une société qu’entreprend Colette Beaune à travers le cas de Jeanne : l’histoire des mentalités, de la religion, des croyances, des femmes, etc.…

Jeanne d’Arc n’est pas très grande, ni très jolie, elle a des cheveux bruns, l’air solide, une tache rouge derrière l’oreille droite. D’un caractère trempé, elle se met parfois en colère et pleure quand elle veut. Jeanne se proclame chef de guerre pour bouter les Anglais hors de France. Elle rêve d’une nouvelle croisade afin de reconquérir Jérusalem et créer un monde nouveau. Ses voix, que le procès identifiera à celles de sainte Catherine, sainte Marguerite et saint Michel, la guident dans sa mission.

Ainsi peut-on décrire la petite villageoise de Domrémy née vers 1412, étonnant mélange de culture chrétienne et de rites populaires. Son destin a croisé celui du royaume plongé dans l’interminable guerre de Cent Ans. Le roi Charles VII lui-même la reconnaît comme une prophétesse qui incarne en 1429 toutes les attentes des Français. Elle devient un mythe vivant. Et pourtant, Jeanne passera son temps à brouiller les limites sociales – paysanne, elle fait carrière à la cour -, sexuelles- vêtue en homme, elle fait la guerre-, ou religieuses -elle prêche et crée des objets sacrés. Ce charisme féminin est la source d’un pouvoir qui finira par gêner. L’incompréhension sera d’ailleurs l’un des ressorts de son procès qui la conduit pour sorcellerie au bûcher en 1431.

Dans cette biographie passionnante et originale, Colette Beaune, déjà remarquée pour sa « Naissance de la nation France », a fait un travail magnifique d’érudition en retraçant les mentalités d’une époque qu’on croit révolue. Sa parfaite connaissance du monde médiéval offre un tableau saisissant de la vie de Jeanne, loin de l’icône politique et patriotique habituelle.

Colette Beaune est historienne, professeur d’histoire médiévale à l’université de Nanterre. Elle a publié Naissance de la nation France (Gallimard), Journal d’un bourgeois de Paris et Education et Culture, du début du XIIe siècle au milieu du XVe siècle (Sedes, 1999).

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