Guerres et paix de religion en Europe aux XVIe-XVIIe siècles

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Guerres et paix de religion en Europe aux XVIe-XVIIe siècles, de David El Kenz et Claire Gantet, 2 éd. revue et augmentée, A. Colin, Cursus, 2008, 212 pages, 21 cm, 18,80 euros

Au nom de la défense de l’Eglise du Christ, les guerres de religion embrasent l’Europe des XVIe et XVIIe siècles. A la fois guerres civiles entre chrétiens d’Europe et entre concitoyens d’un même Etat, elles conduisent à des assassinats politiques, des batailles meurtrières et des massacres, restés vifs dans les mémoires du XXIe siècle. Mais elles donnent également naissance à des compromis originaux, les paix de religion, qui suspendent la passion de Dieu en prenant acte de la scission confessionnelle et en, établissant un modus vivendi entre protestants et catholiques. A leur suite naîtront une paix continentale et l’affirmation du bien public des États, à travers l’autonomisation partielle du politique vis-à-vis du religieux.

Cet ouvrage offre une synthèse inédite sur les troubles confessionnels et les tentatives de pacification dans l’ensemble de l’Europe (France, Iles britanniques, Cantons helvétiques, Pays-Bas, Saint-Empire, Royaumes du Nord, Russie et Pologne). S’appuyant sur une historiographie internationale, il décrit les particularités de chaque conflit, mais étudie aussi, de manière transversale, les propagandes, les violences sacrées, les intégrations et les marginalisations des minorités religieuses. Il restitue ainsi l’âpreté des combattants du Seigneur et de leurs efforts pour tenter de vivre ensemble…

David el Kenz, spécialiste des guerres de religion de la France du XVIe siècle, est maître de Conférences en histoire moderne à l’Université de Bourgogne.

Claire Gantet, spécialiste de la guerre de Trente Ans et de l’histoire culturelle du Saint-Empire à l’époque moderne, est maître de Conférences en histoire moderne à l’Université Paris I-Panthéon Sorbonne.

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Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie

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Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie. Les Églises de Bavière et de Souabe (876-973), de Geneviève Bührer-Thierry, Picard, 1997, 278 pages, 24 cm, 39 euros

En 843, à l’issue du partage de Verdun. Louis, petit-fils de Charlemagne, fils cadet de l’empereur Louis le Pieux, prend définitivement possession de la partie orientale de l’Empire, créant ainsi le premier royaume « germanique ». En 962. Otton Ier reçoit à Rome la couronne impériale et fonde un nouvel Empire dont la Germanie est le centre de gravité. C’est durant cette centaine d’années que se constitue dans la partie orientale de l’ancien empire de Charlemagne un royaume qui se distingue peu à peu de la partie occidentale du royaume des francs, le futur royaume de France. L’une des différences essentielles entre les deux royaumes est liée à l’immense influence politique gagnée par les évêques dans l’entourage du roi de Germanie qui choisit de s’appuyer en priorité sur l’épiscopat pour faire contrepoids à la puissance de l’aristocratie laïque : avec les débuts de la dynastie ottonienne, s’établit la Reichskirche, élément constitutif du « Saint Empire Romain germanique », certains évêques devenant, à partir du XIIe siècle, des princes d’Empire.

La puissance des ces évêques trouve pourtant son origine à la fin de l’époque carolingienne, lorsque l’épiscopat élabore une théorie qui fait de lui un partenaire privilégié dans l’exercice du pouvoir royal, aux réunions conciliaires et aux relations des évêques avec le prince.

Le présent ouvrage décrit le rôle politique de l’épiscopat des duchés de Bavière et de Souabe. L’influence que ces évêques ont exercée dans la mise en place de l’idéologie de la Reichskirche montre que les racines de l’Eglise ottonienne sont à chercher dans le sud du royaume, à l’époque des derniers carolingiens.

Geneviève Bührer-Thierry est Agrégée d’histoire et maître de conférences à l’université de Marne-La-Vallée.

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La France médiévale, de Jean-François Lemarignier

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La France médiévale, de Jean-François Lemarignier, Armand Colin, U Histoire, nouvelle édition 2005, 425 pages, 24 cm, 34,50 euros

Désormais classique, La France médiévale s’efforce de répondre à quelques questions essentielles : comment les hommes sont-ils organisés dans la société ? Quelles en sont les structures politiques et comment se prolongent-elles en des structures administratives, juridiques, financières ? Quelle place y tient l’Église, à travers ses structures et ses relations avec le pouvoir civil ?

Car il ne s’agit pas ici d’aborder sous le seul jour du droit des institutions françaises qui, du IXe au XVe siècle, ont connu des mutations fondamentales. Intimement liées aux évolutions de la société tout entière, à celles des penseurs et des dirigeants, comme aux mouvements des idées, les institutions suivent pas à pas la structuration politique du royaume de France et l’affirmation d’une civilisation française.

L’histoire des institutions françaises – qui ne sont, en fait, qu’une forme d’une civilisation qui a ses racines jusque dans l’Antiquité gréco-romaine – peut se répartir en deux périodes : la première, qui s’étend jusqu’au milieu du XIIIe siècle, est avant tout marquée par la féodalité, d’abord anarchique, puis plus structurée, pour aboutir enfin à la seconde, qui voit la croissance de l’autorité du roi de France et la naissance des institutions monarchiques qui sont à l’origine de l’État des temps modernes.

Jean-François Lemarignier, agrégé des Facultés de Droit, archiviste paléographe et diplômé de l’École pratique des Hautes études, a été professeur à la Faculté de Droit de l’université de Lille, puis de l’université de Paris.

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Pouvoirs, Eglise et société dans les royaumes de France, Bourgogne et Germanie de 888 au 12è siècle

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Pouvoirs, Eglise et société dans les royaumes de France, Bourgogne et Germanie de 888 au 12è siècle, recueil de textes présentés par Michel Lauwers et Laurent Ripart, Hachette, Recueils pour les concours, août 2008, 191 pages, 24 cm, 18,40 euros

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Eglise et société en Occident, de Laurent Feller

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Eglise et société en Occident. Du début du VIIe au milieu du XIe siècle, de Laurent Feller, Armand Colin, U Histoire, 2004, 284 pages, 24 cm, 26,50 euros

Entre le début du VIIe siècle et les années 1050 se joue la christianisation de l’Europe occidentale et se jettent les fondations de sa culture, en même temps que se construisent les sociétés qui l’occupent. L’objet de ce livre est de présenter les différents aspects de ces questions en mettant au centre de la problématique l’Église catholique dans sa relation aux groupes humains qu’elle a pour vocation d’encadrer afin d’assurer leur salut.

L’Église organise à partir du VIIe siècle la conquête des esprits en s’efforçant d’atteindre les peuples jusque-là restés en marge de la christianisation. Missionnaire, elle s’efforce aussi de rendre plus réelle la christianisation des peuples anciennement convertis. Appuyée par les différentes royautés, l’action de ses agents est efficace. Quelques figures, comme celles de saint Colomban ou de saint Boniface illustrent cette période.

À partir du VIIIe siècle, l’heure est à la réforme de l’Église institution afin d’assurer celle de la société tout entière : c’est le programme grandiose que se fixe Charlemagne et que ses descendants se sont réellement efforcés de remplir. Le mouvement de rénovation qui est alors lancé donne lieu à une véritable et profonde renaissance culturelle qui permet la réapparition de la réflexion savante en Occident.

L’échec politique des Carolingiens est patent à la fin du XIe siècle. Les programmes élaborés au siècle précédent ne sont pas pour autant abandonnés. Ils trouvent d’autres relais pour leur diffusion, leur approfondissement et leur mise en œuvre. Le mouvement monastique, dont Cluny est la plus parfaite illustration, assure à l’Église les moyens de son action, tandis que la papauté, travaillée par des mouvements contradictoires, devient peu à peu capable, avec l’appui des empereurs germaniques, de coordonner les actions et les discours, ouvrant la voie au grand ébranlement de la réforme grégorienne.

Laurent Feller, ancien élève de l’École Normale Supérieure (Ulm) et ancien membre de l’École Française de Rome, est professeur d’Histoire du Moyen Âge à l’Université de Marne-la-Vallée. Il est spécialisé dans l’histoire de l’Italie médiévale.

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Les relations internationales en Europe, XVIIe-XVIIIe siècles

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Les relations internationales en Europe, XVIIe-XVIIIe siècles
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de Lucien Bély, PUF, 4e
édition, 2007, 773 pages, 22 cm, 39 euros

Cette étude s’interroge sur les origines et la nature des souverainetés européennes, sur les enjeux internationaux, elle aide à comprendre les grands événements européens. L’affirmation des États modernes, souvent liés au destin des dynasties, invite à considérer l’essence des monarchies, leur raison d’être, les liens qui se tissaient entre les maisons souveraines et les tensions qui naissaient dans cette grande « famille » européenne. La Réforme fut la grande fracture du XVIe siècle et les rivalités internationales jouèrent de la passion religieuse qui fut débordée par les ambitions politiques et territoriales, la guerre était une donnée essentielle de cette époque. Les enjeux sociaux étaient très présents. Les relations internationales reposaient aussi sur des structures diplomatiques et l’âge moderne vit le passage des ambassades temporaires et des négociations ponctuelles aux ambassades permanentes. Cette édition comporte une mise à jour de la bibliographie.

Lucien BÉLY est professeur d’histoire moderne à l’Université de Paris IV-Sorbonne

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Agrégation d’Histoire 2009 : nouvelles questions

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Nouvelles questions

Histoire médiévale

Pouvoirs, Eglise et société dans les royaumes de France, de Bourgogne et de Germanie de 888 aux premières années du XIIe siècle

Histoire moderne

Les affrontements religieux en Europe du début du XVIe siècle au milieu du XVIIe siècle

Géographie

La France : aménager les territoires

Nourrir les hommes

Questions maintenues

Histoire ancienne

Economies et sociétés de 478 a 88 en Grèce ancienne (Grèce continentale, iles de la Mer Égée, cités côtières d’Asie mineure)

Histoire contemporaine

Penser et construire l’Europe de 1919 à 1992 (hors des expériences propres au monde communiste)

 

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Agrégation d’Histoire 2008 : sujets

Pour ceux qui sont curieux, voici les sujets « tombés » à l’agrégation d’Histoire cette année :

Histoire ancienne :

La mer et la vie économique de 478 à 88 avant notre ère (Grèce continentale, îles de l’Egée et Asie mineure)

Histoire médiévale :

S’enrichir dans le monde byzantin, du milieu du VIIIe siècle à 1204

Commentaire de documents :

Le discours de Thatcher au collège de Bruges (1988)

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Livre : L’Europe. Genèse d’une civilisation

Au cœur du foisonnement éditorial liée à la nouvelle question d’Agrégation en Histoire contemporaine « Penser et construire l’Europe : 1919-1992 », la publication des conférences de Lucien Febvre sur « l’Europe. Genèse d’une civilisation » se distingue.

Bien sûr l’étudiant préparant l’Agrégation d’histoire n’a pas forcément le temps de revenir sur des ouvrages un peu anciens. Car de quoi s’agit-il ? Des cours professés par Lucien Febvre au collège de France en 1944 et 1945, alors que justement l’Europe sortait de la tragédie de la deuxième guerre mondiale et qu’elle s’apprêtait à entrer dans l’affrontement des deux blocs victorieux.

Pourtant si l’étudiant ne saurait s’attarder sur les hypothèses parfois un peu vieillies des origines carolingiennes de la civilisation européenne, la lecture de ces pages servira de base utile à des problématiques stimulantes sur l’idée européenne.

En outre, la lecture de l’ouvrage est facilitée par la tonalité orale de ces cours, et des anecdotes parfois anachroniques que Febvre ne se serait pas permis dans une publication scientifique.

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L’Europe. Genèse d’une civilisation par Lucien Febvre, éditions Perrin, 432 p. , 24,24 euros.



Agrégation 2008 : Le Monde hellénistique

Pour les étudiants qui préparent la question d’ancienne de l’agrégation d’histoire 2008 sur Économies et sociétés de 478 à 88 en Grèce ancienne, la période hellénistique est sans doute la plus difficile d’accès.

Outre l’ouvrage d’Edouard Will, Histoire politique du monde hellénistique, qui existe en poche, la synthèse paru dans la collection Didact des Presses Universitaires de Rennes sur le Monde hellénistique, coordonnée par A. Erskine, sera d’une importante aide pour aborder la période. D’autant qu’après plusieurs contributions concernant la partie événementiel, le livre propose un chapitre sur l’économie rédigé par Gary Reger.

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Will, Edouard, Histoire politique du monde hellénistique, 2003, Seuil, Points histoire, 650 p., 12.50 euros.

Erskine, Andrew (coord.), Le Monde hellénistique. Espaces, sociétés, cultures (323 – 31 av. JC), 2004, PUR, Didact, 736 p, 37 euros.



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