Heydrich et la solution finale, par Edouard Husson

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Heydrich et la solution finale, Edouard Husson, Perrin, septembre 2008, 492 pages, 24 cm, 25 euros

L’analyse du véritable rôle de Reinhard Heydrich qui organisa le plan d’ensemble de la déportation des juifs d’Europe, système qu’il synthétisa lors de la conférence de Wannsee.

La genèse de l’assassinat des juifs par les nazis est complexe à reconstituer précisément. Quels en furent les artisans les plus actifs et les plus responsables ? Quelles furent les mesures prises, quand et comment furent elles mises en place ? Quel rôle exact Reinhard Heydrich joua-t-il ?
Mettant à bas les idées établies selon lesquelles la « solution finale » serait née d’une décision prise à la conférence de Wannsee en janvier 1942, l’ouvrage démontre que, dès l’entrée en URSS, la mise à mort des juifs devint systématique et immédiate. Reinhard Heydrich fut alors le coordonnateur et le technocrate qui mit en place l’organisation permettant l’extermination massive des juifs d’Europe par un système qui lui survécut.
Des prémices des persécutions aux projets de déportation à l’étranger, des premiers massacres en Pologne au début du génocide en Russie soviétique, de la déportation des juifs d’Europe à la création des camps d’anéantissement, le livre d’Edouard Husson analyse la logique infernale qui mène les nazis au judéocide et la part, hélas décisive, qu’y prit Heydrich.

Edouard Husson, normalien, agrégé et docteur en histoire, maître de conférences à Paris IV Sorbonne, est un chercheur reconnu en Allemagne et en France. Il a notamment publié Comprendre Hitler et la Shoah et « Nous pouvons vivre sans les juifs ».

Table des matières :

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Cinquentenaire de l’Institut historique allemand

Cinquentenaire de l'Institut historique allemand dans Allemagne 467b84b77331 octobre : Table ronde sur l’avenir des sciences humaines

Pour clôturer, les festivités de son cinquantième anniversaire, l’Institut Historique Allemand organisera une table ronde, en partenariat avec la Maison des Sciences de l’Homme. Le débat portera sur le sujet :

À la croisée des chemins. L’avenir des sciences humaines en Allemagne et en France.

Seront présents des représentants de l’université et d’autres organismes de recherche français et allemands. Les conférences traiteront des tendances actuelles dans la politique de promotion et de soutien pour les sciences humaines. Lors de cette manifestation seront aussi présentés les projets en ligne »perspectivia.net« et »Trivium«.

Programme

9 h
Introduction par Gudrun Gersmann (IHA)
Allocution de Angelika Willms-Herget (BMBF)

9 h 30 – 12 h 30
1re partie: Après 2007, »année des sciences humaines« en Allemagne – état et perspectives du modèle allemand d’aide à la recherche
Débats présidés par Stephan Geifes (IHA)

Wolfgang Schieder (Stiftung DGIA): Les sciences humaines et sociales – Histoire sans fin?
Pierre Monnet (EHESS/CNRS/UFA): L’aide à la recherche dans une institution binationale: le modèle de l’Université franco-allemande
Peter Strohschneider (Wissenschaftsrat): Possibilités de sens. Les sciences humaines et sociales au sein de la science
Ulrich Herbert (Freiburg): Bureaucratie du créatif. Perspectives et desiderata du soutien aux sciences humaines et sociales

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Hors-série franco-allemand

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Dans le cadre de l’Année européenne du dialogue interculturel et afin de contribuer au rapprochement franco-allemand, L’Histoire par l’image propose un hors-série portant sur le mouvement historique en France et en Allemagne. Seize études d’œuvres, issues des collections de musées français et allemands, sont ainsi présentées sur notre site. Rédigées par des historiens et des conservateurs, elles offrent un regard croisé sur les deux cultures et abordent l’histoire politique, sociale et économique des deux pays sur la période 1789-1939. Ces études sont disponibles en français et en allemand.

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Signature du Traité de paix par la délégation allemande le 28 juin 1919 dans la Galerie des Glaces.
© BPK, Berlin, Dist RMN – Photographe inconnu

Le traité de Versailles, ou la paix en trompe l’œil

La conférence de la paix s’ouvre à Versailles le 18 janvier 1919. Mais le règlement des hostilités est imparfait dès l’origine, et l’Allemagne n’est pas conviée à la table des négociations. Vingt ans et deux mois après sa signature, le traité de Versailles vole en éclats, lorsque la Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l’Allemagne d’Hitler.

A lire ! Librairie buridan – le fou d’histoire, histoire de la première guerre mondiale, spécialiste d’histoire militaire

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Les conséquences économiques de la paix, de John Maynard Keynes, suivies par Les conséquences politiques de la paix, de Jacques Bainville, Gallimard, « Tel », 2002, 501 pages, 19 cm, 14,50 euros

L’Or et le sang. Les buts de guerre économiques de la Première guerre mondiale, de Georges-Henri Soutou, Fayard, 1989, 963 pages, 24 cm, 38,10 euros

Etudes également disponibles :

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Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie

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Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie. Les Églises de Bavière et de Souabe (876-973), de Geneviève Bührer-Thierry, Picard, 1997, 278 pages, 24 cm, 39 euros

En 843, à l’issue du partage de Verdun. Louis, petit-fils de Charlemagne, fils cadet de l’empereur Louis le Pieux, prend définitivement possession de la partie orientale de l’Empire, créant ainsi le premier royaume « germanique ». En 962. Otton Ier reçoit à Rome la couronne impériale et fonde un nouvel Empire dont la Germanie est le centre de gravité. C’est durant cette centaine d’années que se constitue dans la partie orientale de l’ancien empire de Charlemagne un royaume qui se distingue peu à peu de la partie occidentale du royaume des francs, le futur royaume de France. L’une des différences essentielles entre les deux royaumes est liée à l’immense influence politique gagnée par les évêques dans l’entourage du roi de Germanie qui choisit de s’appuyer en priorité sur l’épiscopat pour faire contrepoids à la puissance de l’aristocratie laïque : avec les débuts de la dynastie ottonienne, s’établit la Reichskirche, élément constitutif du « Saint Empire Romain germanique », certains évêques devenant, à partir du XIIe siècle, des princes d’Empire.

La puissance des ces évêques trouve pourtant son origine à la fin de l’époque carolingienne, lorsque l’épiscopat élabore une théorie qui fait de lui un partenaire privilégié dans l’exercice du pouvoir royal, aux réunions conciliaires et aux relations des évêques avec le prince.

Le présent ouvrage décrit le rôle politique de l’épiscopat des duchés de Bavière et de Souabe. L’influence que ces évêques ont exercée dans la mise en place de l’idéologie de la Reichskirche montre que les racines de l’Eglise ottonienne sont à chercher dans le sud du royaume, à l’époque des derniers carolingiens.

Geneviève Bührer-Thierry est Agrégée d’histoire et maître de conférences à l’université de Marne-La-Vallée.

Sommaire : Librairie Buridan – Le Fou d’histoire, livres d’histoire, librairie médiévale, spécialisée moyen âge

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Comment Hitler a acheté les Allemands, de Götz Aly

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Comment Hitler a acheté les Allemands. Le IIIe Reich, une dictature au service du peuple,de Götz Aly, Flammarion, 2005, 373 pages, 24 cm, 25,50 euros

Nouvelle édition, Champs Flammarion, 2008, 523 pages, poche, 12 euros

Comment cela a-t-il pu arriver ? Comment les Allemands ont-ils pu, chacun à son niveau, permettre ou commettre des crimes de masse sans précédent, en particulier le génocide des Juifs d’Europe ? Invoquer la haine raciale dont le nazisme était porteur ne suffit pas : l’idée qu’un antisémitisme exterminateur animait la population allemande tout entière, dès avant l’arrivée de Hitler au pouvoir, est dépourvue de fondement. L’explication purement idéologique tourne à vide. Ce que démontre Götz Aly, au terme d’une enquête minutieuse dans les archives auxquelles il a pu avoir accès, c’est que le consensus entre les dirigeants du Reich et le peuple a eu pour clé… le confort matériel de l’Allemand moyen. La guerre la plus coûteuse de l’Histoire s’est faite avec un objectif : préserver le niveau de vie de la population, à laquelle le régime ne pouvait promettre, comme Churchill,  » du sang, de la sueur et des larmes  » sans risquer l’implosion. Bien loin de profiter à quelques dignitaires nazis seulement, le pillage de l’Europe occupée et la spoliation, puis l’extermination des Juifs, ont bénéficié au petit contribuable, soigneusement préservé de toute hausse d’impôts jusqu’à la fin de la guerre, comme au soldat de la Wehrmacht envoyé au front, de même qu’à la mère de famille restée en Allemagne. Les Allemands, tous complices ? C’est bien la thèse de ce livre, qui a fait date dans l’historiographie de la Shoah.

Né en 1947, Gütz Aly est l’un des grands historiens allemands du nazisme. Il a reçu le prestigieux prix littéraire Heinrich-Mann et le prix Marion-Samuel, décerné aux auteurs dont les écrits contribuent à lutter contre l’oubli ou la relativisation des crimes nazis.

Table : Librairie Buridan – Le Fou d’Histoire, spécialisée en histoire, Livres d’histoire

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