Des Indiens à Paris !

Merci à Martial CODINA-DESLIN pour ce texte.

Quand on parle de Buffalo Bill, cela évoque pour la plupart d’entre nous avant tout l’image du célèbre chasseur qui gagna ce surnom en tuant plusieurs centaines de bisons pour le compte d’une compagnie de chemin de fer (afin de fournir en viande les ouvriers de la compagnie Kansas Pacific chargés de construire la ligne entre Abilene et Sheridan). Mais William Frederick Cody, de son vrai nom, est aussi associé au mythe du cow-boy (les hommes chargés de convoyer les troupeaux de bœufs d’un point à un autre sur un territoire), mythe qu’il a en fait contribué à populariser, et ça beaucoup moins de gens le savent. Tout comme le fait qu’il fut tour à tour : convoyeur pour la compagnie Russell, Majors & Waddell (alors qu’il n’a pas 11 ans !), croise les pas d’une autre légende américaine : James B. Hickock dit Wild Bill Hickock, et deviennent amis, chercheur d’or, trappeur, cavalier pour le Pony Express (le plus jeune de l’histoire de cette compagnie car il n’a alors que 13 ans), soldat du 7ème de cavalerie du Kansas au cours de la guerre de Sécession, éclaireur pour différents régiments, chasseur émérite de bisons, un temps même hôtelier, etc,… Il rencontre même au cours d’une partie de chasse organisée pour le grand-duc Alexis de Russie, fils du tsar Alexandre II, le légendaire général Custer qui fut tué quatre ans plus tard au cours de la bataille de Little Big Horn. Sa vie fascine tellement qu’un écrivain va populariser le personnage à la légende naissante à travers un livre intitulé « Buffalo Bill, le roi des hommes de la frontière » puis en faire un héros dont la vie est mise en scène au théâtre ! Il finit même par monter sur les planches pour jouer son propre rôle. C’est un véritable tournant dans sa vie. D’acteur professionnel, il devient alors au printemps 1882 le metteur en scène d’un spectacle d’un genre nouveau et de sa propre légende. En effet, il crée « une nouvelle forme de spectacle, le Wild West Show. Cette sorte de cirque en plein air présente une série de numéros à la gloire de la conquête de l’Ouest, où les parades de cavaliers alternent avec les attaques de diligence et autres chasses au bison. », spectacle qui a permis de faire connaître les cow-boys. En moins d’une décennie, il passe de la mise en scène d’un spectacle dans le cadre des célébrations de la fête nationale américaine à la mise au point d’une véritable « machine à représentations » pour laquelle on ne tarit pas d’éloges : « c’est le meilleur spectacle de plein air jamais vu… Buffalo Bill y est extraordinaire. Il monte à cheval comme s’il était né sur une selle. Il tire à merveille… et bat Barnum à son propre jeu. ». Un spectacle si bien rôdée sur le territoire nord américain qu’il décida de franchir l’océan atlantique et de venir « conquérir » un nouveau public, en se présentant dès 1887 à Londres pour les festivités du Jubilé de la reine Victoria. Satisfait du résultat, il réitère l’expérience deux ans plus tard, en 1889, mais pour une tournée européenne, et vient se produire en France et ce en marge d’une autre manifestation d’envergure : l’Exposition Universelle de Paris.

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