La Révolution et l’Église en 1791

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L’Histoire par l’image propose une animation sur la Révolution et l’Eglise en 1791.

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L’adoption de la Constitution civile du Clergé par l’Assemblée constituante fait perdre à l’Eglise son autonomie comme institution et suscite des inquiétudes. L’État révolutionnaire met ainsi en place une nouvelle Eglise constitutionnelle qui n’aura d’existence que par lui et qui aboutit au décret du 29 novembre 1791 relatif aux prêtres ayant refusé de prêter un serment civique.

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Celtes et Scandinaves. Rencontres artistiques VIIe – XIIe siècle

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Exposition : Librairie Buridan – Le Fou d’Histoire, spécialisée en histoire du moyen âge, histoire médiévale, livres d’histoire

Celtes et Scandinaves. Rencontres artistiques VIIe – XIIe siècle

Au Musée du Moyen Âge – Thermes et Hôtel de Cluny

Du 1er octobre 2008 au 12 janvier 2009

L’exposition aborde la question de la permanence et des évolutions artistiques observées aux marges du nord de l’Europe entre le VIIe et le XIIe siècle, au temps de la christianisation. Pour la première fois depuis près de quinze ans, une grande manifestation sur l’art de cette période en Europe du Nord, nous propose de découvrir ou redécouvrir quelques-unes des pièces les plus spectaculaires des pays celtes et scandinaves.

Si l’Europe porte le nom grec d’une princesse phénicienne, c’est au Moyen Âge que s’est forgé le concept et défini l’espace géographique. Dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, cette exposition propose un projet fort par sa nouveauté et la richesse de son contenu.

L’expansion du christianisme au-delà des limites de l’Empire romain à partir du Ve siècle, contraint l’Eglise à prendre en compte des influences culturelles multiples. A la différence des régions christianisées, soumises à l’administration romaine, les ecclésiastiques en mission d’évangélisation dans ces nouveaux territoires ne bénéficient pas d’un soutien politique ferme. Aussi, face aux défis de la diversité des civilisations et des croyances, l’Eglise cherche à utiliser l’art comme facteur d’intégration des différences culturelles.

Loin de prétendre à une présentation exhaustive de l’art et de l’archéologie des civilisations celtes et scandinaves médiévales, il s’agit ici d’un éclairage nouveau sur la manière dont une institution devenue toute puissante en Occident, l’Eglise romaine, emploie la création artistique pour s’implanter et transmettre son message à des populations en cours de conversion. Une sélection d’environ 80 œuvres, (sculpture, orfèvrerie, enluminure) principalement venues des collections d’Irlande, Angleterre, Pays de Galles, Ecosse, Danemark, Suède et Norvège, illustrent ce propos. L’exposition se déroule dans les deux premières salles du musée. Son parcours, géographique et chronologique, est divisé en deux parties : Les Îles britanniques et la Scandinavie.

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Gens d’Église, gens de pouvoir, par Vincent Tabbagh

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Gens d’Église, gens de pouvoir (France, XIIIe-XVe siècle), par Vincent Tabbagh, Éd. universitaires de Dijon, 2006, 212 pages, 23 cm, 20 euros

Alors que la fuite du monde, l’imitation des premiers apôtres et l’amour de la pauvreté avaient été au cœur du dynamisme religieux de leurs prédécesseurs des XIe et XIIe siècles, les clercs de la fin du Moyen Âge semblent plutôt entraînés dans une quête du pouvoir qui les transforme en maîtres du savoir, en juges sans pitié ou en conseillers du monarque.
À travers quatre études de milieux particuliers, l’auteur entend montrer les limites atteintes par l’influence des ordres mendiants héritiers du modèle apostolique, la place des gens d’Église dans la construction de l’État moderne et leur pénétration dans les circuits du crédit. Un retour au monde, entraînant une insertion plus intense dans la société française, a permis aux évêques et chanoines de participer eux aussi à l’édification de la nation et du capitalisme, loin de tout esprit de pénitence, d’ascèse et d’humilité.
Mais le pouvoir ne pourrait-il jamais s’exercer en vue de ce que tous considèrent comme un bien, et la richesse ne saurait-elle jamais permettre la générosité ?

Vincent Tabbagh est professeur d’histoire médiévale à l’Université de Bourgogne.

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Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie

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Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie. Les Églises de Bavière et de Souabe (876-973), de Geneviève Bührer-Thierry, Picard, 1997, 278 pages, 24 cm, 39 euros

En 843, à l’issue du partage de Verdun. Louis, petit-fils de Charlemagne, fils cadet de l’empereur Louis le Pieux, prend définitivement possession de la partie orientale de l’Empire, créant ainsi le premier royaume « germanique ». En 962. Otton Ier reçoit à Rome la couronne impériale et fonde un nouvel Empire dont la Germanie est le centre de gravité. C’est durant cette centaine d’années que se constitue dans la partie orientale de l’ancien empire de Charlemagne un royaume qui se distingue peu à peu de la partie occidentale du royaume des francs, le futur royaume de France. L’une des différences essentielles entre les deux royaumes est liée à l’immense influence politique gagnée par les évêques dans l’entourage du roi de Germanie qui choisit de s’appuyer en priorité sur l’épiscopat pour faire contrepoids à la puissance de l’aristocratie laïque : avec les débuts de la dynastie ottonienne, s’établit la Reichskirche, élément constitutif du « Saint Empire Romain germanique », certains évêques devenant, à partir du XIIe siècle, des princes d’Empire.

La puissance des ces évêques trouve pourtant son origine à la fin de l’époque carolingienne, lorsque l’épiscopat élabore une théorie qui fait de lui un partenaire privilégié dans l’exercice du pouvoir royal, aux réunions conciliaires et aux relations des évêques avec le prince.

Le présent ouvrage décrit le rôle politique de l’épiscopat des duchés de Bavière et de Souabe. L’influence que ces évêques ont exercée dans la mise en place de l’idéologie de la Reichskirche montre que les racines de l’Eglise ottonienne sont à chercher dans le sud du royaume, à l’époque des derniers carolingiens.

Geneviève Bührer-Thierry est Agrégée d’histoire et maître de conférences à l’université de Marne-La-Vallée.

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Eglise et société en Occident, de Laurent Feller

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Eglise et société en Occident. Du début du VIIe au milieu du XIe siècle, de Laurent Feller, Armand Colin, U Histoire, 2004, 284 pages, 24 cm, 26,50 euros

Entre le début du VIIe siècle et les années 1050 se joue la christianisation de l’Europe occidentale et se jettent les fondations de sa culture, en même temps que se construisent les sociétés qui l’occupent. L’objet de ce livre est de présenter les différents aspects de ces questions en mettant au centre de la problématique l’Église catholique dans sa relation aux groupes humains qu’elle a pour vocation d’encadrer afin d’assurer leur salut.

L’Église organise à partir du VIIe siècle la conquête des esprits en s’efforçant d’atteindre les peuples jusque-là restés en marge de la christianisation. Missionnaire, elle s’efforce aussi de rendre plus réelle la christianisation des peuples anciennement convertis. Appuyée par les différentes royautés, l’action de ses agents est efficace. Quelques figures, comme celles de saint Colomban ou de saint Boniface illustrent cette période.

À partir du VIIIe siècle, l’heure est à la réforme de l’Église institution afin d’assurer celle de la société tout entière : c’est le programme grandiose que se fixe Charlemagne et que ses descendants se sont réellement efforcés de remplir. Le mouvement de rénovation qui est alors lancé donne lieu à une véritable et profonde renaissance culturelle qui permet la réapparition de la réflexion savante en Occident.

L’échec politique des Carolingiens est patent à la fin du XIe siècle. Les programmes élaborés au siècle précédent ne sont pas pour autant abandonnés. Ils trouvent d’autres relais pour leur diffusion, leur approfondissement et leur mise en œuvre. Le mouvement monastique, dont Cluny est la plus parfaite illustration, assure à l’Église les moyens de son action, tandis que la papauté, travaillée par des mouvements contradictoires, devient peu à peu capable, avec l’appui des empereurs germaniques, de coordonner les actions et les discours, ouvrant la voie au grand ébranlement de la réforme grégorienne.

Laurent Feller, ancien élève de l’École Normale Supérieure (Ulm) et ancien membre de l’École Française de Rome, est professeur d’Histoire du Moyen Âge à l’Université de Marne-la-Vallée. Il est spécialisé dans l’histoire de l’Italie médiévale.

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Nouveautés Belles Lettres

 

Daumier, l’art et la République : une monographie inédite.

Napoléon III. Le mal aimé : Napoléon III visionnaire ou mégalomane ? Un portrait d’actualité.

Voter pour définir Dieu. Trois siècles de conciles (253-553) : Et si Dieu était sorti des urnes ? Le processus décisionnel d’un dogme. Un essai passionnant sur les origines du christianisme.

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Livre : Quand notre monde est devenu chrétien

On connaît l’épisode de la bataille du pont Milvius, remportée par l’empereur Constantin en 312 : suite à un rêve, l’empereur aurait décidé de faire arborer à ses armées le chrisme, symbole du Christ, qui devait lui donner la victoire. C’est cette victoire qui aurait provoqué la conversion définitive de Constantin au christianisme et qui aurait finalement abouti à évincer le paganisme de l’empire.

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Roman : Saint-Sépulcre

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Saint Louis, les Croisades, la Sainte Chapelle, ce serait un peu le trio gagnant d’un XIIIème siècle de carte postale et voilà justement ce que Patrick Besson s’ingénie à mettre à bas avec justesse et brio dans son Saint-Sépulcre.

Des tavernes fréquentées par les écoliers de la Sorbonne aux bûchers de la place Maubert en passant par la Terre sainte, c’est un Moyen Age extraordinairement vivant qui se dessine.

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L’Histoire du christianisme sur radio Notre-Dame

Radio Notre-Dame (100.7) consacre une émission à l’histoire du christianisme le vendredi à 17h, retransmise le samedi matin pour les plus courageux. Celle-ci est animée par Hugo Billard qui est par ailleurs professeur d’histoire géographie en Seine et Marne et animateur du blog « Le jardin des retours » sur le Web pédagogique.

J’ai eu le plaisir de rencontrer Hugo Billard la semaine dernière à la librairie et je voulais le remercier de son petit clin d’œil au Fou d’Histoire à la fin de sa dernière émission consacrée aux franciscains avec Marie-Anne Polo de Beaulieu – auteur de « La France au moyen âge. De l’An mil à la Peste noire (1348) », paru aux Belles Lettres.



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