La Révolution et l’Église en 1791

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L’Histoire par l’image propose une animation sur la Révolution et l’Eglise en 1791.

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L’adoption de la Constitution civile du Clergé par l’Assemblée constituante fait perdre à l’Eglise son autonomie comme institution et suscite des inquiétudes. L’État révolutionnaire met ainsi en place une nouvelle Eglise constitutionnelle qui n’aura d’existence que par lui et qui aboutit au décret du 29 novembre 1791 relatif aux prêtres ayant refusé de prêter un serment civique.

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Gens d’Église, gens de pouvoir, par Vincent Tabbagh

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Gens d’Église, gens de pouvoir (France, XIIIe-XVe siècle), par Vincent Tabbagh, Éd. universitaires de Dijon, 2006, 212 pages, 23 cm, 20 euros

Alors que la fuite du monde, l’imitation des premiers apôtres et l’amour de la pauvreté avaient été au cœur du dynamisme religieux de leurs prédécesseurs des XIe et XIIe siècles, les clercs de la fin du Moyen Âge semblent plutôt entraînés dans une quête du pouvoir qui les transforme en maîtres du savoir, en juges sans pitié ou en conseillers du monarque.
À travers quatre études de milieux particuliers, l’auteur entend montrer les limites atteintes par l’influence des ordres mendiants héritiers du modèle apostolique, la place des gens d’Église dans la construction de l’État moderne et leur pénétration dans les circuits du crédit. Un retour au monde, entraînant une insertion plus intense dans la société française, a permis aux évêques et chanoines de participer eux aussi à l’édification de la nation et du capitalisme, loin de tout esprit de pénitence, d’ascèse et d’humilité.
Mais le pouvoir ne pourrait-il jamais s’exercer en vue de ce que tous considèrent comme un bien, et la richesse ne saurait-elle jamais permettre la générosité ?

Vincent Tabbagh est professeur d’histoire médiévale à l’Université de Bourgogne.

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Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie

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Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie. Les Églises de Bavière et de Souabe (876-973), de Geneviève Bührer-Thierry, Picard, 1997, 278 pages, 24 cm, 39 euros

En 843, à l’issue du partage de Verdun. Louis, petit-fils de Charlemagne, fils cadet de l’empereur Louis le Pieux, prend définitivement possession de la partie orientale de l’Empire, créant ainsi le premier royaume « germanique ». En 962. Otton Ier reçoit à Rome la couronne impériale et fonde un nouvel Empire dont la Germanie est le centre de gravité. C’est durant cette centaine d’années que se constitue dans la partie orientale de l’ancien empire de Charlemagne un royaume qui se distingue peu à peu de la partie occidentale du royaume des francs, le futur royaume de France. L’une des différences essentielles entre les deux royaumes est liée à l’immense influence politique gagnée par les évêques dans l’entourage du roi de Germanie qui choisit de s’appuyer en priorité sur l’épiscopat pour faire contrepoids à la puissance de l’aristocratie laïque : avec les débuts de la dynastie ottonienne, s’établit la Reichskirche, élément constitutif du « Saint Empire Romain germanique », certains évêques devenant, à partir du XIIe siècle, des princes d’Empire.

La puissance des ces évêques trouve pourtant son origine à la fin de l’époque carolingienne, lorsque l’épiscopat élabore une théorie qui fait de lui un partenaire privilégié dans l’exercice du pouvoir royal, aux réunions conciliaires et aux relations des évêques avec le prince.

Le présent ouvrage décrit le rôle politique de l’épiscopat des duchés de Bavière et de Souabe. L’influence que ces évêques ont exercée dans la mise en place de l’idéologie de la Reichskirche montre que les racines de l’Eglise ottonienne sont à chercher dans le sud du royaume, à l’époque des derniers carolingiens.

Geneviève Bührer-Thierry est Agrégée d’histoire et maître de conférences à l’université de Marne-La-Vallée.

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Eglise et société en Occident, de Laurent Feller

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Eglise et société en Occident. Du début du VIIe au milieu du XIe siècle, de Laurent Feller, Armand Colin, U Histoire, 2004, 284 pages, 24 cm, 26,50 euros

Entre le début du VIIe siècle et les années 1050 se joue la christianisation de l’Europe occidentale et se jettent les fondations de sa culture, en même temps que se construisent les sociétés qui l’occupent. L’objet de ce livre est de présenter les différents aspects de ces questions en mettant au centre de la problématique l’Église catholique dans sa relation aux groupes humains qu’elle a pour vocation d’encadrer afin d’assurer leur salut.

L’Église organise à partir du VIIe siècle la conquête des esprits en s’efforçant d’atteindre les peuples jusque-là restés en marge de la christianisation. Missionnaire, elle s’efforce aussi de rendre plus réelle la christianisation des peuples anciennement convertis. Appuyée par les différentes royautés, l’action de ses agents est efficace. Quelques figures, comme celles de saint Colomban ou de saint Boniface illustrent cette période.

À partir du VIIIe siècle, l’heure est à la réforme de l’Église institution afin d’assurer celle de la société tout entière : c’est le programme grandiose que se fixe Charlemagne et que ses descendants se sont réellement efforcés de remplir. Le mouvement de rénovation qui est alors lancé donne lieu à une véritable et profonde renaissance culturelle qui permet la réapparition de la réflexion savante en Occident.

L’échec politique des Carolingiens est patent à la fin du XIe siècle. Les programmes élaborés au siècle précédent ne sont pas pour autant abandonnés. Ils trouvent d’autres relais pour leur diffusion, leur approfondissement et leur mise en œuvre. Le mouvement monastique, dont Cluny est la plus parfaite illustration, assure à l’Église les moyens de son action, tandis que la papauté, travaillée par des mouvements contradictoires, devient peu à peu capable, avec l’appui des empereurs germaniques, de coordonner les actions et les discours, ouvrant la voie au grand ébranlement de la réforme grégorienne.

Laurent Feller, ancien élève de l’École Normale Supérieure (Ulm) et ancien membre de l’École Française de Rome, est professeur d’Histoire du Moyen Âge à l’Université de Marne-la-Vallée. Il est spécialisé dans l’histoire de l’Italie médiévale.

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Nouveautés Tallandier

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Quand Napoléon inventait la France
. Dictionnaire des institutions politiques, administratives et de Cour du Consulat et de l’Empire, sous la direction de Thierry Lentz, 49 euros

La Crosse et le sceptre. Les prélats d’Etat sous François Ier et Henri VIII, de Cédric Michon, 25 euros

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Nouveautés Belles Lettres

 

Daumier, l’art et la République : une monographie inédite.

Napoléon III. Le mal aimé : Napoléon III visionnaire ou mégalomane ? Un portrait d’actualité.

Voter pour définir Dieu. Trois siècles de conciles (253-553) : Et si Dieu était sorti des urnes ? Le processus décisionnel d’un dogme. Un essai passionnant sur les origines du christianisme.

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Occasion : La Doctrine de l’Église et les réalités économiques au XIIIe siècle


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La Doctrine de l’Église et les réalités économiques au XIIIe siècle : l’intérêt, les prix et la monnaie, par Jean Ibanès, Presses universitaires de France, 1967, In-8 ̊ (24 cm), VIII-112 p.. Disponible à la librairie : 48 euros

Travaux et recherches de la Faculté de droit et des sciences économiques de Paris.

Jean Ibanès a mené ici une étude sur quelle a été, au XIIe siècle, l’attitude de l’Eglise en face des réalités économiques que son l’intérêt, les prix et la monnaie.

Par exemple, concernant la prohibition de l’usure, on peut se demander si les intéressés étaient au courant de cette prohibition, si celle-ci a été efficace. Le prêt a intérêt ayant subsisté en dépit de cette interdiction, comment expliquer cette résistance dans une société en principe soumise à la loi religieuse ? L’idée centrale de l’auteur est que les canonistes ont cherché bien moins à harmoniser leur doctrine avec la réalité qu’à influencer cette dernière. Pour lui, la doctrine de l’usure fut essentiellement une « force de contestation ».

Jean Ibanès n’a pas voulu en effet se contenter d’étudier la théorie, mais, il a cherché également à déterminer quelles furent les relations entre ces dernières et les réalités économiques. La pensée n’a pas pu faire abstraction des faits, qui ont infléchi plusieurs de ses aspects.

Pour cette étude l’auteur s’est appuyé sur deux grands ensembles : le droit canon et les œuvres des théologiens tels que les Commentaires sur les Sentences de Pierre Lombard, l’œuvre d’Aristote (Ethique et Politique) et celle de Saint Thomas.

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