Arthur, par Alban Gautier

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Arthur, Alban Gautier, Biographie Ellipses, 2007, 448 pages, 24 cm, 28 euros

Le roi Arthur et ses chevaliers de la Table Ronde… : nous connaissons tous l’univers arthurien à travers les œuvres de Chrétien de Troyes, de Walt Disney, de John Boorman, des Monty Python, ou encore de la série Kaamelott. Depuis plus d’un millénaire, il est objet d’art et d’écriture.


D’où vient donc cet univers ? D’où viennent ces Lancelot et ces Perceval, ces Guenièvre et ces Morgane ? D’où vient Arthur lui-même ? Personnage historique d’une époque mal documentée ? Figure folklorique tirée du vieux fonds celtique ? Héros tutélaire d’un peuple en quête d’identité ? Création littéraire de quelque auteur de génie ? Toutes ces hypothèses sont en partie exactes, et le présent ouvrage a pour but premier de les exposer, et de les démêler. Mais ce livre se veut aussi une manière de biographie : son objet est d’écrire et de raconter la vie d’Arthur. Or comment écrire la biographie d’un personnage qui n’a peut-être jamais existé ? Tantôt enfant débrouillard et prédestiné, tantôt guerrier solaire, tantôt roi faible et rejeté, tantôt homme fragile et sensible, tantôt vieillard héroïque affrontant la trahison, tantôt espoir de tout un peuple croyant à son retour glorieux, Arthur a connu bien des visages, souvent contradictoires.


Les sources mentionnant Arthur rassemblent une multitude de textes. Connaître ces textes, en expliciter le contexte et les intentions, est donc l’un des objectifs de cette étude. Mais écrire la biographie d’un personnage mythique, c’est aussi en évoquer la légende et les développements ultérieurs jusqu’à l’aube de notre siècle, puisque le mythe est encore actif et vivant aujourd’hui : la vie d’Arthur s’étend donc sur toute période et tout espace où l’on a écrit, composé, dessiné sur lui. Biographie littéraire autant qu’historique, ce livre explore ainsi toute la vie de celui que l’on a parfois appelé « le roi d’hier et de demain ».


Alban Gautier est normalien, agrégé et docteur en histoire, ancien Fellow de l’Institut de recherche historique de Londres. Il est actuellement maître de conférences en histoire médiévale à l’université du Littoral Côte d’Opale et s’est spécialisé dans l’histoire du Moyen Âge anglais.

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Celtes et Scandinaves. Rencontres artistiques VIIe – XIIe siècle

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Exposition : Librairie Buridan – Le Fou d’Histoire, spécialisée en histoire du moyen âge, histoire médiévale, livres d’histoire

Celtes et Scandinaves. Rencontres artistiques VIIe – XIIe siècle

Au Musée du Moyen Âge – Thermes et Hôtel de Cluny

Du 1er octobre 2008 au 12 janvier 2009

L’exposition aborde la question de la permanence et des évolutions artistiques observées aux marges du nord de l’Europe entre le VIIe et le XIIe siècle, au temps de la christianisation. Pour la première fois depuis près de quinze ans, une grande manifestation sur l’art de cette période en Europe du Nord, nous propose de découvrir ou redécouvrir quelques-unes des pièces les plus spectaculaires des pays celtes et scandinaves.

Si l’Europe porte le nom grec d’une princesse phénicienne, c’est au Moyen Âge que s’est forgé le concept et défini l’espace géographique. Dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, cette exposition propose un projet fort par sa nouveauté et la richesse de son contenu.

L’expansion du christianisme au-delà des limites de l’Empire romain à partir du Ve siècle, contraint l’Eglise à prendre en compte des influences culturelles multiples. A la différence des régions christianisées, soumises à l’administration romaine, les ecclésiastiques en mission d’évangélisation dans ces nouveaux territoires ne bénéficient pas d’un soutien politique ferme. Aussi, face aux défis de la diversité des civilisations et des croyances, l’Eglise cherche à utiliser l’art comme facteur d’intégration des différences culturelles.

Loin de prétendre à une présentation exhaustive de l’art et de l’archéologie des civilisations celtes et scandinaves médiévales, il s’agit ici d’un éclairage nouveau sur la manière dont une institution devenue toute puissante en Occident, l’Eglise romaine, emploie la création artistique pour s’implanter et transmettre son message à des populations en cours de conversion. Une sélection d’environ 80 œuvres, (sculpture, orfèvrerie, enluminure) principalement venues des collections d’Irlande, Angleterre, Pays de Galles, Ecosse, Danemark, Suède et Norvège, illustrent ce propos. L’exposition se déroule dans les deux premières salles du musée. Son parcours, géographique et chronologique, est divisé en deux parties : Les Îles britanniques et la Scandinavie.

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Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie

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Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie. Les Églises de Bavière et de Souabe (876-973), de Geneviève Bührer-Thierry, Picard, 1997, 278 pages, 24 cm, 39 euros

En 843, à l’issue du partage de Verdun. Louis, petit-fils de Charlemagne, fils cadet de l’empereur Louis le Pieux, prend définitivement possession de la partie orientale de l’Empire, créant ainsi le premier royaume « germanique ». En 962. Otton Ier reçoit à Rome la couronne impériale et fonde un nouvel Empire dont la Germanie est le centre de gravité. C’est durant cette centaine d’années que se constitue dans la partie orientale de l’ancien empire de Charlemagne un royaume qui se distingue peu à peu de la partie occidentale du royaume des francs, le futur royaume de France. L’une des différences essentielles entre les deux royaumes est liée à l’immense influence politique gagnée par les évêques dans l’entourage du roi de Germanie qui choisit de s’appuyer en priorité sur l’épiscopat pour faire contrepoids à la puissance de l’aristocratie laïque : avec les débuts de la dynastie ottonienne, s’établit la Reichskirche, élément constitutif du « Saint Empire Romain germanique », certains évêques devenant, à partir du XIIe siècle, des princes d’Empire.

La puissance des ces évêques trouve pourtant son origine à la fin de l’époque carolingienne, lorsque l’épiscopat élabore une théorie qui fait de lui un partenaire privilégié dans l’exercice du pouvoir royal, aux réunions conciliaires et aux relations des évêques avec le prince.

Le présent ouvrage décrit le rôle politique de l’épiscopat des duchés de Bavière et de Souabe. L’influence que ces évêques ont exercée dans la mise en place de l’idéologie de la Reichskirche montre que les racines de l’Eglise ottonienne sont à chercher dans le sud du royaume, à l’époque des derniers carolingiens.

Geneviève Bührer-Thierry est Agrégée d’histoire et maître de conférences à l’université de Marne-La-Vallée.

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La reine Brunehaut, de Bruno Dumézil

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La reine Brunehaut, de Bruno Dumézil, Fayard, mars 2008, 562 pages, 22 cm, 29 euros

Au printemps 581, deux armées se préparent à s’affronter dans la plaine de Champagne. L’enjeu de la bataille est le contrôle de l’Austrasie, le plus grand des royaumes mérovingiens. Soudain, une femme en armes apparaît entre les lignes ennemies et exige des guerriers qu’ils mettent fin à leur querelle. Par ce fort belliqueux geste de paix, Brunehaut vient de faire son entrée dans l’Histoire.

Cette grande dame du VIe siècle souffre pourtant de la légende noire attachée à son nom. Trop souvent, son règne est décrit comme une suite de meurtres, de vengeances et de sacrilèges, dont le moteur aurait été une haine inexpiable envers sa belle-sœur Frédégonde. Quant à l’épouvantable supplice qu’elle subit en 613, on le donne généralement en modèle de la barbarie mérovingienne. Par-delà l’image d’Epinal, il est aujourd’hui nécessaire de revenir aux sources contemporaines. Le rôle du médiéviste est de relire ces textes, de les confronter avec les résultats des disciplines nouvelles, pour bâtir un récit plus attentif à la vérité historique ; peut-être moins « romantique », mais tout aussi vivant et trépidant.

Brunehaut retrouve alors sa véritable dimension, gigantesque, à la mesure d’un royaume qui s’étendait de la Bretagne à l’Adriatique et du Pays basque aux frontières du Danemark. Là, pendant près de quarante ans, cette « Barbare » œuvra à la préservation de la civilisation romaine. Sous son règne, l’autorité de l’Etat, le principe d’un impôt équitable et la littérature classique vécurent un été indien. Mais Brunehaut fut aussi une femme dépourvue de toute nostalgie. Sa pratique subtile de la justice et son usage des relations d’homme à homme – ou doit-on dire de femme à homme ? – font d’elle l’une des créatrices de la civilisation médiévale. Amie des papes et des moines réformateurs, elle rendit également possible l’évangélisation de l’Angleterre et contribua grandement à l’émergence de la chrétienté occidentale.

A la rupture entre Antiquité et Moyen Age, entre passion pour le pouvoir et espoir permanent d’une existence paisible, Brunehaut est un personnage étrange et complexe, une figure qui mérite assurément d’être redécouverte.

Né en 1976, Bruno Dumézil est maître de conférences en histoire médiévale à l’université de Paris-X. Ancien élève de l’Ecole normale supérieure et agrégé d’histoire.

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La France médiévale, de Jean-François Lemarignier

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La France médiévale, de Jean-François Lemarignier, Armand Colin, U Histoire, nouvelle édition 2005, 425 pages, 24 cm, 34,50 euros

Désormais classique, La France médiévale s’efforce de répondre à quelques questions essentielles : comment les hommes sont-ils organisés dans la société ? Quelles en sont les structures politiques et comment se prolongent-elles en des structures administratives, juridiques, financières ? Quelle place y tient l’Église, à travers ses structures et ses relations avec le pouvoir civil ?

Car il ne s’agit pas ici d’aborder sous le seul jour du droit des institutions françaises qui, du IXe au XVe siècle, ont connu des mutations fondamentales. Intimement liées aux évolutions de la société tout entière, à celles des penseurs et des dirigeants, comme aux mouvements des idées, les institutions suivent pas à pas la structuration politique du royaume de France et l’affirmation d’une civilisation française.

L’histoire des institutions françaises – qui ne sont, en fait, qu’une forme d’une civilisation qui a ses racines jusque dans l’Antiquité gréco-romaine – peut se répartir en deux périodes : la première, qui s’étend jusqu’au milieu du XIIIe siècle, est avant tout marquée par la féodalité, d’abord anarchique, puis plus structurée, pour aboutir enfin à la seconde, qui voit la croissance de l’autorité du roi de France et la naissance des institutions monarchiques qui sont à l’origine de l’État des temps modernes.

Jean-François Lemarignier, agrégé des Facultés de Droit, archiviste paléographe et diplômé de l’École pratique des Hautes études, a été professeur à la Faculté de Droit de l’université de Lille, puis de l’université de Paris.

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Eglise et société en Occident, de Laurent Feller

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Eglise et société en Occident. Du début du VIIe au milieu du XIe siècle, de Laurent Feller, Armand Colin, U Histoire, 2004, 284 pages, 24 cm, 26,50 euros

Entre le début du VIIe siècle et les années 1050 se joue la christianisation de l’Europe occidentale et se jettent les fondations de sa culture, en même temps que se construisent les sociétés qui l’occupent. L’objet de ce livre est de présenter les différents aspects de ces questions en mettant au centre de la problématique l’Église catholique dans sa relation aux groupes humains qu’elle a pour vocation d’encadrer afin d’assurer leur salut.

L’Église organise à partir du VIIe siècle la conquête des esprits en s’efforçant d’atteindre les peuples jusque-là restés en marge de la christianisation. Missionnaire, elle s’efforce aussi de rendre plus réelle la christianisation des peuples anciennement convertis. Appuyée par les différentes royautés, l’action de ses agents est efficace. Quelques figures, comme celles de saint Colomban ou de saint Boniface illustrent cette période.

À partir du VIIIe siècle, l’heure est à la réforme de l’Église institution afin d’assurer celle de la société tout entière : c’est le programme grandiose que se fixe Charlemagne et que ses descendants se sont réellement efforcés de remplir. Le mouvement de rénovation qui est alors lancé donne lieu à une véritable et profonde renaissance culturelle qui permet la réapparition de la réflexion savante en Occident.

L’échec politique des Carolingiens est patent à la fin du XIe siècle. Les programmes élaborés au siècle précédent ne sont pas pour autant abandonnés. Ils trouvent d’autres relais pour leur diffusion, leur approfondissement et leur mise en œuvre. Le mouvement monastique, dont Cluny est la plus parfaite illustration, assure à l’Église les moyens de son action, tandis que la papauté, travaillée par des mouvements contradictoires, devient peu à peu capable, avec l’appui des empereurs germaniques, de coordonner les actions et les discours, ouvrant la voie au grand ébranlement de la réforme grégorienne.

Laurent Feller, ancien élève de l’École Normale Supérieure (Ulm) et ancien membre de l’École Française de Rome, est professeur d’Histoire du Moyen Âge à l’Université de Marne-la-Vallée. Il est spécialisé dans l’histoire de l’Italie médiévale.

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