Le voyage de François de L’Estra aux Indes orientales (1671-1675)

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Le voyage de François de L’Estra aux Indes orientales (1671-1675), Chandeigne, Collection Magellane, 2007, 350 pages, relié sous Jacquette illustrée, avec cartes , 22 cm, 27 euros

 

Livre neuf, disponible à la librairie >> Réserver par téléphone (01.46.33.74.95) ou par courriel (ecrire@buridan.fr)

 

François de L’Estra (1650-1697), jeune noble parisien, s’embarque en 1671, à l’âge de 21 ans, sur le Saint-Jean-Baptiste, navire de l’éphémère Compagnie royale des Indes orientales créée par Colbert et Louis XIV. Le désir de voir le monde et de faire fortune a été sans doute la raison pour laquelle il se mit au service du projet de Colbert, qui admirait et haïssait tant les Hollandais calvinistes et leur Compagnie des Indes orientales (la VOC). Le périple de L’Estra dans un monde asiatique où naguère les Portugais étaient les maîtres, dura 5 ans et se termina en captivité à Batavia. Il a donné lieu à ce joyau de la littérature de voyage du Grand Siècle qu’est la Relation ou journal d’un voyage nouvellement fait aux Indes orientales, imprimée en 1677.

 


L’Estra, homme enjoué, disponible et prêt à affronter toutes les aventures, propose un regard différent et plus complet que les voyageurs qui l’ont précédé. Ses observations des us et coutumes au cap Vert (Sénégal), à Goa, à Calicut, au Ceylan, au Bengale enfin et à Batavia, brillent par leur pertinence et par une ouverture d’esprit et une objectivité « pré-ethnographique » plutôt rare sous la plume des voyageurs louis-quatorziens. Son récit présente l’épisode de l’escadre La Haye tel que le vécurent sur le terrain les simples soldats et les gradés, victimes des erreurs commises par leurs chefs et de la tenace hostilité des Hollandais. Sans doute regardait-il par le petit bout de la lorgnette le grand projet de Louis XIV et de son ministre de donner à la France une place sous le soleil d’Asie, voire de « conquérir tout l’Orient », mais sa relation haute en couleur et rédigée d’une plume alerte n’en a que plus de charme.



Lecture : Un libertin dans l’Inde Moghole

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Lecture Jeudi 15 mai, 18h30, à la librairie Buridan

Un libertin dans l’Inde Moghole.
Les voyages de François Bernier (1656-1669).

Par Eurydice Vial

Jeune philosophe et médecin familier des milieux libertins, François Bernier s’embarque en 1656 pour de longues pérégrinations orientales motivées par le seul « désir de voir le monde ». Ni la peste qu’il contracte en Égypte, ni la sanglante guerre de succession qui déchire le grand empire musulman de l’Inde ne parviennent à freiner son élan philosophique : sur les bords du Nil, à la cour du Moghol ou dans les vallées retirées du Cachemire, Bernier poursuit inlassablement sa vaste enquête, appliquant aux réalités les plus diverses un art d’observer et un sens critique hors du commun. La relation qu’il publie à son retour est un témoignage particulièrement précieux sur l’Inde moghole, dont les intrigues de cour, l’organisation politique et économique, les pratiques religieuses, musulmanes ou hindoues, sont analysées avec une rigueur et une finesse toutes classiques. Mais Bernier sait aussi décentrer son regard et questionner les normes européennes, ainsi qu’en témoigne sa description émerveillée d’un monument alors récemment construit : le Taj Mahal.


Un libertin dans l’Inde moghole. Les voyages de François Bernier (1656-1669), édition intégrale préparée par Frédéric Tinguely (dir.), Adrien Paschoud et Charles-Antoine Chamay, Paris, Chandeigne, 2008, 567 p., 22 cm, livre relié, 30 euros

Pour en savoir plus :

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