Pour l’amour de l’enfant roi. Anne d’Autriche et Jules Mazarin

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Pour l’amour de l’enfant roi. Anne d’Autriche et Jules Mazarin, par Alain-Gilles Minella, Perrin, mars 2008, 444 pages, 20.90 euros

Tout public

La biographie d’un couple uni dans le pouvoir et dans l’adversité, par un véritable amour et par l’ambition de faire de Louis XIV le plus grand roi du monde.

Peut-on imaginer un couple plus improbable que la reine Anne d’Autriche et le cardinal Jules Mazarin ?
Elle est tout, il n’est rien. Elle est la plus belle, la plus noble, la plus riche princesse d’Europe et règne désormais sur l’un des pays les plus puissants du continent. Lui, le fils d’un intendant lancé par une grande famille romaine, est sans noblesse, sans autre fortune à ses débuts qu’une incroyable faconde. Elle est espagnole, il est italien et, pourtant, c’est la France qu’ils vont gouverner ensemble, alors même que le royaume traverse une des plus grandes crises de l’Ancien Régime.
Alain-Gilles Minella tourne ici résolument le dos aux clichés les plus éculés : le faquin d’Italie, cupide et combinard, l’Espagnole dolente et sans personnalité… Dans un récit haletant et très documenté, il retrace l’histoire de ce couple uni dans le pouvoir et dans l’adversité par un véritable sentiment amoureux, l’assurance d’une mission à accomplir et l’ambition de faire de l’enfant roi, Louis XIV, le plus grand roi du monde.

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Louis XIII par Jean-Christian Petitfils

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Louis XIII, de Jean-Christian Petitfils, Perrin, 2008, 970 pages, 24 cm, 28 euros

Au regard de l’Histoire, Louis XIII est un roi oublié. Eclipsé par le panache de son père Henri IV, occulté par l’éblouissante renommée de son fils Louis XIV, il laisse l’impression d’un monarque mélancolique, sans personnalité, fuyant son mal être dans la chasse, dominé par son Premier ministre, le tout-puissant cardinal de Richelieu. Erreur ! Ce n’est pas parce qu’il choisit un ministre d’une envergure exceptionnelle qu’il renonce pour autant à gouverner et à être pleinement roi.

Renversant les idées reçues, Jean-Christian Petitfils redonne ici toute sa place à ce souverain méconnu, à la personnalité déroutante, à la fois artiste, musicien, guerrier impétueux, extrêmement jaloux de son autorité, animé par la passion de la gloire et de la grandeur de la France. Sous son impulsion et celle du cardinal, le royaume se modernise. La monarchie dite  » absolue  » s’édifie. Son règne, traversé par une suite invraisemblable d’épreuves – lutte contre le parti protestant, conspirations des Grands, révoltes populaires, guerre contre la Maison d’Autriche -, prépare et annonce plus qu’on ne le croit celui de Louis XIV.
Sans négliger les faiblesses de l’homme, ses défauts, trop souvent exagérés, cet ouvrage se veut une réhabilitation. Celle d’un roi, d’un grand, d’un très grand roi.

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Anne d’Autriche. La jeunesse d’une souveraine

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Anne d’Autriche. La jeunesse d’une souveraine, Marie-Catherine Vignal Souleyreau, Flammarion, 2006, 231 pages, 23 cm, 18 euros

Mère de Louis XIV, régente du royaume durant la minorité du Roi Soleil, Anne d’Autriche a d’abord été infante d’Espagne, avant de devenir, adolescente, reine de France, puis souveraine. De son enfance, l’épouse de Louis XIII a longtemps conservé une certaine rigidité d’apparence, vite interprétée par ses contemporains comme condescendance. De ses parents, Anne d’Autriche a hérité un attachement viscéral aux valeurs familiales. De sa naissance, de la filiation la plus prestigieuse qui soit en ce début de XVIIe siècle, Anne d’Autriche a gardé une vive conscience, parfois au détriment des intérêts élémentaires de la couronne qu’elle ceint en 1615. Anne d’Autriche, la jeunesse d’une souveraine retrace l’apprentissage d’une reine de France: plus qu’un métier – dont elle doit assimiler les rudiments bien souvent à son corps et à son cœur défendant -, toute une existence se dessine, souvent ponctuée de désillusions, d’amertume et d’humiliations, jusqu’à la maternité salvatrice et l’accès au pouvoir, pour son fils.

Marie-Catherine Vignal Souleyreau est docteur en histoire et ingénieur d’études à l’Institut de recherches sur les civilisations de l’Occident moderne (Université Paris-Sorbonne).

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La double mort du roi Louis XIII

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La double mort du roi Louis XIII, Françoise Hildesheimer, Flammarion, 2007, 422 p., 22 cm, 22,50 euros

La double mort du roi Louis XIII Dans la galerie des rois de France, Louis XIII fait grise mine, coincé qu’il est entre son père, Henri IV, et son fils, Louis XIV, S’intéresse-t-on à son, règne, c’est le nom de Richelieu, son ministre, qui flamboie ; au point que les livres d’histoire sautent parfois sans vergogne de la mort du cardinal, en décembre 1642, aux débuts tumultueux du futur Roi-Soleil ; comme si, avec Richelieu, on avait enterré Louis XIII. C’est oublier que Louis a survécu six mois à son ministre ; six mois ignorés de la postérité, mais capitaux pour l’histoire de France, Car, entre décembre 1642 et mai 1643, il est à la tête d’un pays en guerre contre l’Espagne, au centre d’une Cour déchirée par les cabales, On sait le roi malade ; le dauphin est un enfant ; qui va prendre le pouvoir, autrement dit qui va assumer la régence ? La reine, Anne d’Autriche, le frère du roi, Gaston d’Orléans, les princes du sang et les grands s’allient, se brouillent et complotent, cependant qu’un quasi-inconnu nommé Giulio Mazarini progresse dans les allées du pouvoir, Six mois de suspens pour tous ceux qui convoitent la mort du roi ; six mois de calvaire physique pour le monarque affaibli, qui doit se préparer à une fin chrétienne, mais déjouer aussi stratagèmes et chausse-trapes. En sa longue agonie, Louis poursuivit un dessein unique ; assurer le destin du trône de France. Et, en grand roi qu’il était, il y parvint.

Françoise Hildesheimer est conservateur en chef aux Archives nationales et professeur associé à l’université Paris-I. Elle est l’auteur de différents ouvrages sur l’histoire politique et religieuse de l’Ancien Régime, notamment une biographie de Richelieu parue chez Flammarion eu 2004.

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Le sphinx rouge, le dernier Dumas

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Le sphinx rouge (Le comte de Moret), par Alexandre Dumas, 2008, 800 pages, 21 cm, 25 euros

En 1865, Alexandre Dumas (1802-1870) commençait la rédaction – et, en même temps, la publication sous forme de feuilleton dans le quotidien « Les Nouvelles » – d’un roman historique dont il affirmait lui-même qu’il allait être l’un de ses derniers : Le comte de Moret. Mais, contrairement à ses autres œuvres, c’est seulement 81 ans plus tard, en 1946, que ce grand texte parut sous forme de livre, dans une édition incomplète et quasi confidentielle. Deux autres éditions, dans les années 1960, furent également incomplètes.

Décembre 1628. Le siège de La Rochelle a pris fin depuis quelques jours et nous nous trouvons à peu de semaines seulement du moment où s’est achevé l’action des Trois Mousquetaires. En vrai chroniqueur, Alexandre Dumas, aime la continuité historique. C’est là que s’ouvre le premier chapitre du Comte de Moret.

Ainsi, nous sommes toujours dans la France de Louis XIII et du cardinal de Richelieu, cette France que Dumas affectionne tout particulièrement, avec ses complots enchevêtrés, ses intrigues diplomatiques, ses guerres stratégiques. On ne s’étonnera donc pas que, finalement, ce soit Richelieu qui monopolise toute l’action du roman, Antoine de Bourbon, comte de Moret (1607-1632), bâtard d’Henri IV, n’y jouant qu’un rôle mineur.

C’est la raison pour laquelle les éditeurs de 1946 ont choisi de publier le roman sous le titre Le sphinx rouge, selon l’expression utilisée par Jules Michelet pour désigner le cardinal de Richelieu. Ce choix étant parfaitement justifié par le texte même de Dumas, il a été repris pour la présente édition. Elle a été établie d’après le texte paru dans « Les Nouvelles », confronté, là où cela a été nécessaire, avec l’édition de 1946.

Vaste et admirable galerie de portraits – celui de Richelieu aurait sa place dans n’importe quelle anthologie du genre –, suite ininterrompue de rebondissements comme seul Dumas sait les concevoir, aventures galantes sur fond d’intérêts politiques – Le sphinx rouge, c’est du grand Dumas.

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