L’Impossible mariage. Violence et parenté en Gévaudan (XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles)

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L’Impossible mariage. Violence et parenté en Gévaudan (XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles), par Élisabeth Claverie et Pierre Lamaison, Hachette, 1982, 361 pages + 8 p. de pl., 26 cm

Livre d’occasion, en bon état, disponible à la librairie, 35 euros
>> Commander par téléphone (01.46.33.74.95) ou par courriel (ecrire@buridan.fr)

Quatrième de couverture :

Le Gévaudan, devenu la Lozère, doit sa célébrité aux exploits d’une Bête qui terrorisa la région entre 1764 et 1767, faisant une centaine de victimes dans la montagne. Pays pauvre et reculé, où s’embourbèrent les envoyés du roi Louis XV, saisis par la sauvagerie apparente. Mais derrière les murs des maisons – les oustas – c’est un monde complexe, très codifié, où chacun défend sa réputation, son honneur et ses biens, ne dédaignant ni la violence, ni la vengeance, ni la calomnie, pour arriver à ses fins
Au cœur des enjeux se trouve l’avenir du bien familial. Tout maitre d’ousta s’applique, par de subtiles stratégies, à l’organiser au mieux : désigner un unique héritier, garçon ou fille, aîné ou cadet, dont la tâche matérielle et symbolique sera d’assurer la continuité, d’entretenir la mémoire de la lignée. A cette fin, il faut conclure pour lui le meilleur mariage possible, en disqualifiant les rivaux, quitte à les calomnier où à les envoyer en justice. Les autres sont dotés, si possible, ou sacrifiés. On n’est pas ici entre « justes », mais entre malins qui entendent bien mener les affaires à leur façon, sans intervention extérieure. Les juges d’ailleurs ont bien su mal à s’y retrouver : ils croient arbitrer, alors qu’ils sont les instruments d’une logique qu’ils ignorent.

Elisabeth Claverie, ethnologue, Chargée de Recherches au CNRS, membre du Centre d’Ethnologie française, et Pierre Lamaison, ethnologue, Chargé de Recherches au CNRS, membre du laboratoire d’Anthropologie sociale, ont mené depuis dix ans leurs recherches sur cette région, à partir des documents d’archives, notamment dans les sources notariées, d’état paroissial puis civil, administratives, privées et dans les enquêtes judiciaires et de gendarmerie, très riches en témoignages. Là les gens parlent directement de leur vie quotidienne, racontent les histoires de famille au fil des générations, relatent la mémoire du groupe. Ils sont interrogés comme témoins, pour une affaire dont la justice a été saisie dans une intention bien précise. L’accusé est rarement un délinquant ou un marginal ; c’est une cible ou un instrument.

Mots clés : Parenté, Gévaudan, Violence, Crimes et criminels



La bête du Gévaudan, par Jean-Marc Moriceau

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La bête du Gévaudan, Jean-Marc Moriceau, Larousse, mars 2008, 284 pages, 21 cm, 18 euros

Au printemps 1764, une femme est attaquée près de Langogne, en Gévaudan, par une « bête » que ses bœufs parviennent à mettre en fuite. C’est le début de trois années de terreur pour la population de cette région de Lozère. Malgré la venue du lieutenant des chasses royales, et de nombreuses battues, plus d’une centaine de personnes sont victimes de la bête, la plupart atrocement mutilées… Depuis lors de nombreuses hypothèses ont été avancées, faisant de la bête du Gévaudan un loup, un molosse, un homme… Reprenant l’enquête, Jean-Marc Moriceau, retrace toute l’histoire de la traque et analyse tous les témoignages dans un récit extrêmement vivant.

Ancien élève de l’École normale supérieure, Jean-Marc Moriceau est professeur d’histoire moderne à l’Université de Caen et président de l’Association d’histoire des sociétés rurales. Directeur de la Maison de la Recherche en sciences humaines de l’Université de Caen Basse-Normandie, il est responsable de l’Axe mutations rurales du Centre de Recherches d’Histoire Quantitative (UMR CNRS 6583).

Directeur de la revue internationale Histoire et Sociétés Rurales, il anime, avec le géographe Philippe Madeline, le séminaire du Pôle rural de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines de l’Université de Caen. Spécialiste de l’histoire des campagnes, il s’intéresse aux rapports entre les sociétés humaines, les animaux domestiques et la faune sauvage.

Sommaire :Librairie Buridan – Le Fou d’Histoire, livres d’histoire, librairie spécialisée histoire rurale

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La guerre économique franco-anglaise au XVIIIème siècle

On connaît les rivalités qui ont opposé la France et l’Angleterre tout au long du XVIIIème siècle et leurs causes ont été étudiées maintes fois. En s’appuyant sur ces différentes études, François Crouzet préfère cependant s’arrêter aux données purement économiques du problème. Ainsi, son discours est moins susceptible d’être biaisé par une approche qui tiendrait plus à l’histoire des idées. Pour autant, son propos n’en devient pas aride, bien au contraire. On pourra notamment y découvrir comment les grands crus de Bordeaux sont apparus ou pourquoi les Anglais sont des buveurs de thé.

François Crouzet s’intéresse aussi à l’importante contrebande qui a été favorisée par les politiques protectionnistes longtemps en vigueur et au développement des colonies : l’expansion des colonies françaises ayant été le plus grand motif des griefs britanniques à l’encontre de la France.

Enfin, François Crouzet précise son étude en étudiant les relations commerciales des deux Etats avec les différentes régions du monde.

Il en ressort une étude nuancée dans laquelle la France, quoique rencontrant des difficultés, est loin de paraître commercialement disqualifiée à la veille de la Révolution française.

La guerre économique franco-anglaise au XVIIIème siècle, François Crouzet, Fayard, 2008, 29 euros.

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Journée grand siècle à Vaux-le-Vicomte

Voilà maintenant quelques années que la formule a été créée et qu’elle est devenue un incontournable du calendrier des amateurs de reconstitution ou simplement d’histoire du costume.

Vous connaissez très certainement le château de Vaux-le-Vicomte, précurseur de Versailles construit pour Nicolas Fouquet. Une petite folie qui finit par lui êvaux.jpgtre fatale. Si vous n’y êtes jamais allé, c’est le moment de le découvrir et pour les autres, vous le verrez sous un tout autre jour.

C’est en effet le 15 juin que se tiendra la Journée Grand siècle du château de Vaux-le-Vicomte. Le principe ? Vous pouvez pique-niquer dans le parc du château entouré de bretteurs, de danseurs baroques, de comédiens et de visiteurs costumés. Au passage, notez que le Grand Siècle s’étale largement, pendant ces journées, sur le XVIIIème voire le début du XIXème siècle. A la fin de la journée, une coupe de champagne vous sera offerte par le comte de Vogüe qui veille amoureusement, et depuis de longues années, sur son château.

 

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Occasion : Madame de Pompadour

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Madame de Pompadour et la société de son temps, de Jean Nicolle, éditions Albatros, 1980, 367 pages
Livre d’occasion, bon état mais jauni, 26 euros, disponible à la librairie

Quatrième de couverture :

Jusqu’ici la marquise de Pompadour a offert l’étranger paradoxe d’être la femme la plus célèbre du dix-huitième siècle français tout en restant inconnue et méconnue. Ce n’est pas le hasard qui l’a menée à tenir, avec éclat la deuxième place du royaume où elle voulut être l’Egérie inspiratrice des Arts et de l’Esprit qui sécrètent la seule gloire durable.

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Livre : Les Passions intellectuelles

Dans son troisième tome des Passions intellectuelles, Elisabeth Badinter s’intéresse aux années 1762-1778. Ces années de transition entre la fin du règne de Louis XV et l’avènement de Louis XVI marquent l’apogée de la pensée française des Lumières. Les savants et les philosophes sont alors l’objet de tous les soins des « despotes éclairés » qui, comme Catherine II et Frédéric II, aiment les recevoir à leur cour. C’est l’occasion idéale pour  redorer leur blason à peu de frais.

Suivant tour à tour Voltaire, Beccaria, d’Alembert, Diderot, Condorcet, Turgot et Malesherbes, nous comprenons mieux les affinités qui liaient les uns et les autres. Nous découvrons aussi un parti philosophique moins uni qu’on ne le présente généralement et qui se trouve souvent face à la contradiction de prêcher la liberté de l’esprit en cultivant la proximité du pouvoir. 

Enfin, le découpage chronologique, qui ignore les dates des règnes, permet de mieux mesurer l’enthousiasme que provoque, dans le monde des lettres, l’avènement de Louis XVI. L’arrivée de Turgot au gouvernement signe la reconnaissance tant attendue et met soudainement fin à la frustration ruminée tout au long du règne précédent.

Un livre qu’on ne quitte plus, à apprécier comme un après-midi chez Julie de Lespinasse.

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Les Passions intellectuelles, III, Volonté de pouvoir (1762-1778), Elisabeth BADINTER, Fayard, 2007, 22 euros

 





Le Club de l’Entresol

Faisant suite à l’esprit d’austérité correspondant aux dernières années de règne d’un Louis XIV vieillissant, la Régence (1715-1723) apparaît comme une respiration qui marque en France le véritable début des Lumières. Si l’anecdote retient volontiers le relâchement des mœurs, ce sont également des années d’effervescence intellectuelle voyant notamment la parution des Lettre persanes et, à partir de 1723, les premières réunions du club de l’Entresol chez l’abbé D’Alary. L’appartement entresolé qu’il occupait place Vendôme, dans l’hôtel du Président Hénault, amant de Mme du Deffand, expliquant le nom du club.

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