Pouvoir au village et Révolution, par Jean-Pierre Jessenne

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Pouvoir au village et Révolution. Artois (1760-1848), par Jean-Pierre Jessenne, PU Lille, 1987, 308 pages, 24 cm

Livre d’occasion. Exemplaire de bibliothèque sorti de l’inventaire, avec divers cachets, disponible à la librairie, 22 euros >> Réserver par téléphone (01.46.33.74.95) ou par courriel (ecrire@buridan.fr)

Autour du clocher, l’accès à la mairie passe le plus souvent sous le porche :
Le clocher : centre du village et symbole d’une collectivité qui tend à se vouloir unie,
La mairie : lieu du pouvoir local, maillon important de l’organisation de l’Etat et enjeu décisif de l’engagement politique des ruraux en particulier quand se mettent en place les institutions communales.
Le porche : élément architectural distinctif des grosses censes qui jalonnent le paysage artésien.

A la fin du XVIIIe siècle, dans ces censes souvent seigneuriales, vivent et travaillent les fermiers qui emploient des dizaines de personnes. Forts de leur « savoir lire et écrire », les fermiers, lieutenants de village, monopolisent le pouvoir local à la fin de l’Ancien régime.
Loin d’être balayés par les premières élections révolutionnaires, ils sont consacrés par le vote villageois comme maires et membres des municipalités… Au-delà des ruptures révolutionnaires et malgré des moments d’éviction, ils s’installent pour longtemps dans la continuité du pouvoir.
En révisant au passage quelques idées reçues (domination des propriétaires, passivité politique et « naturel » conservatisme paysan), ce livre reconstitue les mécanismes qui lient la foule des villageois à la « fermocratie » ; l’attribution des places dans l’église, le parrainage des enfants croisent le chantage au travail et la guillotine.
A quelques mois du bicentenaire de 1789, la Révolution française et les racines rurales demeurent des points de passages utiles pour comprendre la France d’aujourd’hui

Table des matières : Librairie Buridan – Le Fou d’Histoire, librairie spécialisée en histoire de la Révolution, Livres d’histoire de la révolution

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Exposition : Marie-Antoinette

Du 15 mars au 30 juin 2008

Galeries nationales du Grand Palais

La figure de Marie-Antoinette a toujours fait l’objet d’interprétations multiples : l’« Autrichienne » avide de plaisirs dispendieux, « Victime » de la liturgie versaillaise, ou encore « Ecervelée » boulimique de macarons… Que sait-on cependant du personnage historique ? C’est l’ambition de l’exposition de cerner au plus près le destin d’exception d’une des dernières reines de France, de Schönbrunn à la Conciergerie.

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Marie-Antoinette en grand costume de cour (détail), Vigée-Le Brun
Schloβ Ambras, dépôt du Kunsthistorisches Museum de Vienne
© 2007 Kunsthistorisches Museum mit MVK und ÖTM

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Livre : Aux armes, historiens

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La Révolution française est à l’honneur en ce début 2008. Tandis que Le livre noir de la Révolution relance les polémiques du bicentenaire de 1989, Stock réédite des discours de Robespierre préfacés par le très convoité philosophe et psychanalyste Zlavoj Zizek. Dans le même temps, La Découverte publie sous le titre Aux armes, historiens. Deux siècles d’histoire de la Révolution française, trois conférences de Eric J. Hobsbawn, données en avril 1989, avec une nouvelle postface de l’auteur.

Dans la première d’entre elles, Hobsbawn s’attache à retracer la genèse de l’idée de « Révolution bourgeoise » qu’il place chez les penseurs libéraux de la Restauration avant même de l’attribuer à Marx. En cela, et dans le contexte de l’époque, Hobsbawn, engagé à gauche, cherche à se distinguer de la pensée « révisionniste » de François Furet.

Hobsbawn étudie ensuite les développements de la Révolution française à l’étranger. Passant bien vite sur l’Angleterre, qui n’en aurait retenu que la Terreur et l’aspect sanglant, il s’attarde sur l’Allemagne et sur la séduction un temps exercée par la Marseillaise sur les jacobins allemands puis sur les socio-démocrates, mais c’est dans la Russie soviétique que l’on trouve le plus d’admirateurs autoproclamés. Hobsbawn démontre ainsi comment la plupart des acteurs de la Révolution russe ont voulu s’identifier à l’un des grands révolutionnaires français.

Enfin, jugeant le bicentenaire à l’aune de ce que fut le centenaire de 1889 _ boudé par les ambassadeurs de nombre de pays et un peu éclipsé par la tour Eiffel _ Hobsbawn mesure les progrès réalisés dans l’étude de la Révolution. Si le centenaire était loin d’avoir fait l’unanimité, il s’inscrivait cependant dans une IIIème République ayant définitivement reconnu la Révolution française comme fondatrice et se réclamant de ses symboles. Dès lors, l’historiographie de la Révolution pouvait véritablement commencer.

Aux armes, historiens. Deux siècles d’histoire de la Révolution française, Eric J. HOBSBAWN, La Découverte, 2007, 14,50 euros.



Théâtre : La Tour, prends garde !

rf52004.jpgQu’est devenue Madame Royale ? C’est là une question récurrente à propos de la fille de Louis XVI et Marie-Antoinette, seule de sa famille à avoir survécu à la Révolution.

La pièce La Tour, prends garde ! se penche sur la question. A cette occasion, la librairie Buridan s’associe au théâtre des Deux rêves et vous propose de bénéficier de tarifs réduits pour les représentations.

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Occasion : Les oubliés de la Révolution américaine

Femmes, Indiens, Noirs, Quakers, francs-maçons dans la guerre d’indépendance.

Cet ouvrage est né d’un constat : la sous-estimation du rôle joué dans la Révolution américaine par certains acteurs ou certains groupes trop souvent oubliés par les livres d’histoire, notamment les indiens, les Noirs, les femmes, les francs-maçons, les quakers. Pour une fois, sont donc laissé dans l’ombre les grands personnages, les généraux illustres, les exploits légendaires, les batailles mémorables ; pour une fois sont tirés de l’obscurité un certain nombre d’autres pères fondateurs ou mères fondatrices qui vécurent la Révolution hors des sentiers de la gloire et travaillèrent, au cœur de la vie sociale, à faire entrer leurs rêves (d’ailleurs contradictoires et parfois contre-révolutionnaires) dans la réalité complexe d’une Amérique en train de naître à elle-même. Ces anonymes ne figurent dans aucun panthéon. L’ambition de ce volume collectif est d’être leur Temple de Mémoire.

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Les oubliés de la Révolution américaine, Etudes réunies par Bernard Vincent et Elise Marienstras, Presses universitaires de Nancy, 1990, 205 pages, couv. Ill. en coul., 24 cm, vendu d’occasion 35 euros. Disponible à la librairie.

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Occasion : L’An I de la République de J.-P. Bertaud

Septembre 1792, sur la route de Dunkerque à Paris, dans une diligence, un homme médite. Son nom : Fockedey. Son état : député à la Convention qui se réunit le 20. Son rêve : établir un gouvernement qui épargne à la France la violence de la rue, celle des sans-culottes, des « Septembriseurs ». Dans le même temps, un homme rentre de mission à l’armée de l’Est. Il y a fait accepter, par les généraux aristocrates, la chute de la royauté. Cet homme est Carnot. Dans une chambre modeste, un jeune homme s’apprête. Il vient de Blérancourt, dans l’Aisne. Député à la Convention, c’est un inconnu qui a rimaillé un poème pornographique. Il a un héros : Robespierre. Son nom : Saint-Just. A son domicile parisien, rue Guénégaud, Madame Roland assemble ses amis : « Rolandistes », « Brissotins » ou « Girondins ».Et puis, tout autour d’eux, la foule des sans-culottes qui, avec les Marseillais et les bretons, a renversé, le 10 août, la monarchie. Ce sont Corbin, le tailleur, Cailleux le fabricant de rubans ou les sœurs Barbot, marchandes mercières.

Tous se rencontrent et partent à la découverte d’une Femme : la République. Une femme que l’on représentera à la fois guerrière et pacificatrice, impitoyable et bienfaitrice, adolescente et déjà génitrice. Elle nait le 22 septembre 1792. C’était il y a deux siècles. Ainsi, à travers la présentation d’hommes et de leurs débats, mêlant le récit vivant à l’érudition la plus scrupuleuse et la plus nouvelle, l’auteur brosse un tableau original et attrayant de l’an I de la République.

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L’An I de la République, de Jean-Paul Bertaud, Perrin, 1992, 169 pages, couv. ill. en coul., 23 cm, livre d’occasion 9 euros, disponible >> commander. Buridan, les fous d’histoire de la révolution française



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